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Une réforme nécessaire pour rénover la politique

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Rénova(c)tion Socialiste 
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Mercredi 2 avril 2008



 

Parmi les objectifs de son quinquennat, SARKOZY s'est fixé le suivant :

« En 2012, la France devra arriver au plein emploi. »

Le plein emploi, c'est quoi ? C'est un taux de 5% de chômeur (pourcentage qui approche ce que l'on appelle le chômage frictionnel ou incompressible).
Cet objectif du plein emploi, Christine Lagarde et François FILLON ne cessent eux aussi de le répéter à l'envi («la question de la lutte pour obtenir le plein emploi, elle va être au coeur de toutes les réformes du gouvernement durant ce printemps" ). C'est la nouvelle obsession du moment !
Obsession plutôt saine, me direz-vous ! Certes, mais obsession qui cache malheureusement une grande misère !

Au 31 décembre, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits dans la catégorie 1 est descendu sous la barre des 1,9 million. Selon les chiffres de l'INSEE (publiés presque à contre-coeur...), au troisième trimestre 2007, le taux de chômage était de 7,9% en France.
Il suffit d'y ajouter la réforme en cours des contrats de travail, censée fluidifier le marché du travail et favoriser les embauches, et la fusion ANPE/ASSEDIC, supposée promouvoir le retour à l’emploi, et la France, selon le gouvernement, tiendrait donc enfin le bon bout !!

Sauf que…, on le sait, les chiffres du chômage font l’objet d’une controverse récurrente et c'est le moins que l'on puisse dire. La fiabilité des chiffres de la baisse du chômage, notamment, sont fortement contestés, voir « Les autres chiffres du chômage (ACDC). ». Selon l'Association, pour une large part, cette baisse tiendrait à des bidouillages statistiques !

Mais le fond du problème n’est peut-être pas là !

Le taux de chômage relativement bas, cache quelque chose de bien plus grave : « L’essentiel des changements du marché de l’emploi se joue ailleurs : dans le développement continu et insidieux de la précarité » .
Ce taux masque en effet ce que l'on appelle « l’emploi inadéquat ». C’est à dire un emploi qui ne permet pas de vivre décemment, de prévoir l’avenir, de préserver ses compétences et sa santé. En effet, la proportion d’emplois inadéquats n’a cessé d’augmenter. De 25% de la population active, elle est passée à 41% en 2005 et concerne 11,4 millions de personnes. La qualité des emplois ne cesse donc de se dégrader.
Aujourd’hui, 3 embauches sur 4 se font en CDD et près de 10 % de la population active est en contrat précaire : CDD, intérim, contrat saisonnier, stage, emploi aidé donc : bas salaires, pauvreté, contrats précaires, difficultés à se loger, et sous-emploi des qualifications...

La notion même de plein emploi devient dangereuse. Le plein emploi semble engendrer une situation sociale et humaine détestable et, triste paradoxe: la précarisation généralisée de l’emploi devient la solution au problème du chômage !

Alors dénoncer cette précarisation de l’emploi et du travail, c’est aussi lutter, sur le terrain idéologique et politique, contre le néolibéralisme et l’insécurité sociale.

par RS21 publié dans : EN SARKOZIE communauté : RECONSTRUIRE LES GAUCHES
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Lundi 31 mars 2008
 

Un congrès chasse une élection et nous voilà de nouveau au travail  ! Un tout petit répit de rien du tout depuis les municipales et  les grandes manoeuvres commencent et re-commencent. Contacts tous azimuts, longues conversations politiques téléphoniques ou de visu, pour faire le point. On répertorie les camarades qui partagent notre point de vue, on se compte, on met en place un plan "d'attaque", des stratégies, bref,  ça y est, c'est reparti vers un  nouveau congrès ! Mais il est vrai que cette fois,(comme d'habitude peut-être ??) le travail en vaut la chandelle...
Le secrétariat fédéral est convoqué ainsi que le conseil Fédéral !

Alors, en guise de préambule et pour se mettre dans l'ambiance (!), je vous propose ce premier appel plus que séduisant de Jean Luc MELENCHON :

UN AUTRE FUTUR EST POSSIBLE

1)
Le congrès du Parti socialiste est convoqué. Ses décisions impliqueront l’avenir de la gauche et par là même celui du pays. Il ne saurait se réduire à une compétition de personnes en vue de l’élection présidentielle qui aura lieu dans quatre ans ! Surtout si cette compétition doit donner une illusion de choix alors que les orientations politiques de chacun seraient quasiment identiques. Il n’est pas vrai qu’il n’y a qu’une orientation possible et crédible à gauche ni que face aux destructions sociales et écologiques du
capitalisme de notre temps, la modernité soit du côté de la ligne sociale-démocrate ou démocrate. Celle-ci est partout en impasse dans le monde. Ni nostalgie, ni fuite en avant. Il ne faut pas engager le PS français plus loin dans cette voie qui conduit tant de partis sociaux-démocrates à gouverner aujourd’hui avec la droite. Le PS ne doit pas encenser davantage l’économie de marché et faire du capitalisme un horizon indépassable. Surtout au moment où celui-ci entre dans une crise autodestructrice dont les conséquences s’abattent sur les salariés et les sociétés. Pour qu’un autre futur soit possible, ce débat doit s’engager clairement et publiquement, non seulement entre socialistes mais devant le pays. 

2) Cette question se concentre sur des choix concrets. Quelques uns surgissent de l’actualité immédiate.Luttons-nous contre la financiarisation de l’économie ou bien accumulons-nous les vœux pieux sur la nécessité de « réguler le marché » au moment où des socialistes français dirigent les principales institutions de la mondialisation économique ? Quel rapport de forces construisons-nous avec le capitalisme ? Et quand il faut passer au compromis avec le capital, quelle logique favorisons-nous ? Celle des secteurs financiers ? On en connaît le prix : dictature du court terme, abaissement des acquis sociaux, destruction des services publics, traité de Lisbonne. Ou celle des secteurs productifs réels ? Sinon comment négocier les salaires, les conditions et le contenu du travail, les qualifications en vue de l’intérêt général ?
Faut-il procéder à la refonte républicaine des institutions et de la société française ou bien continuer les bricolages sur la constitution de la Cinquième République ? Comment organisons-nous l’intervention populaire dans les choix politiques, depuis leur élaboration jusqu’à leur mise en œuvre ? Faut-il étendre l’exigence de laïcité à de nouveaux secteurs de la vie en société ou bien faut-il se résigner à ouvrir des espaces publics aux injonctions des religieux ?
Affronte-t-on la crise écologique en réorientant impérativement la production et ses contenus ou bien se contente-t-on d’organiser les droits à pollution ? Eradique-t-on la pauvreté ou bien organise-t-on son soulagement ? Inversons-nous la clef de répartition des richesses entre capital et travail ou bien modérons-nous la ponction des profits ? Affrontons-nous le modèle libéral de construction européenne ou bien y consentons-nous ? Participe-t-on à la politique impériale des Etats-Unis ou bien affirme-t-on l’indépendance militaire et diplomatique de la France dans le monde ? Et pour former une majorité nouvelle en France, quelle alliance politique et sociale faut-il former ? Avec le centre ou avec toute la gauche sans exclusive ? Les deux ne sont pas possibles en même temps. L’exemple italien en atteste. En France, les élections municipales récentes n’ont pas davantage démontré l’efficacité électorale de l’alliance avec le Modem. Au contraire. C’est pourquoi nous optons au niveau national pour la méthode mise en œuvre avec succès dans de nombreuses localités : un front de gauche sans exclusive sur la base d’un programme de gouvernement commun.

3) Nous respectons la contradiction des analyses qui s’expriment sur tous ces sujets au Parti socialiste. Elle concentre les enjeux de notre temps pour la gauche comme pour la société. Seule une confrontation franche et sérieuse, un débat exigeant, rend possible l’action efficace. Encore faut-il que tous les points de vue soient représentés pour que le débat soit possible. Dans ce contexte, on voit bien se présenter dans le débat des socialistes les diverses nuances du point de vue démocrate et social-démocrate dominant en Europe. On connaît ses nombreux candidats. Mais le programme de la gauche d’alternative qui a pourtant permis les victoires aux élections nationales dans le passé, est absent. La gauche du Parti socialiste est muette. Elle est balkanisée. Du coup elle semble aujourd’hui hors jeu. Dès lors, elle porte une responsabilité dans le rabougrissement du débat d’orientation des socialistes. Elle en sera même la première coupable si elle renonce à s’exprimer et à proposer ses idées. La gauche du Parti socialiste doit s’assumer. Elle doit porter dans le Parti socialiste le programme de gauche qui répond à l’urgence sociale et politique. Le sort réservé à cette gauche au PS sera un révélateur. Jusque-là le PS était un lieu nourri par les différentes cultures de la gauche française. Est-ce encore le cas ? Ou bien le PS n’est-il plus qu’un parti de centre gauche, uniformisé, imperméable à l’urgence sociale, conformément au modèle dominant en Europe ?

Pour notre part, nous prendrons l’initiative du texte et des candidatures qui permettent à l’alternative de gauche de s’exprimer. Nous le ferons avec autant d’autres que possible. Nous le ferons seuls si nécessaire. Nous allons donc agir et nous rendre disponibles pour qu’un regroupement de toutes les gauches du Parti socialiste devienne possible. Un regroupement sans exclusive ni a priori. Tourné vers les convergences pour l’avenir plutôt que vers les divergences du passé.

 

En socialistes nous disons : l’avenir ce n’est pas ce qui va se passer mais ce que nous allons faire.

par RS21 publié dans : CONGRES PS 2008 communauté : RECONSTRUIRE LES GAUCHES
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Dimanche 30 mars 2008




"Les travailleurs tu exploiteras. Les chômeurs tu stigmatiseras. La précarité tu répandras. Les vieux tu feras travailler. Les caisses de l’état tu videras. Les bijoux de famille tu braderas. Des paquets fiscaux aux riches tu offriras. Les pauvres et les malades tu feras payer. Ton peuple tu ne consulteras pas. Tes habits neufs à la gauche tu prêteras."

 

Ainsi se déclinent les dix commandements de la Sarkonomics, pâle succédané de la Reaganomics que vénéraient, il y a près de trente ans, les néo-conservateurs américains, aujourd’hui largement contestés.
Au nom de la lutte contre "l’immobilisme", les "réformes" organisant la régression sociale généralisée sont aujourd’hui présentées comme les attributs d’une politique "moderne". Contre l’enfer politique, économique et social vers lequel les dix commandements néo-conservateurs mènent la France, ce sont dix travaux d’Hercule qui attendent demain ceux qui seraient encore gaullistes au pays de De Gaulle, socialistes au parti socialiste !

Liêm Hoang Ngoc (NPS)

Liêm Hoang Ngoc sort un nouveau livre intitulé Sarkonomics aux éditions Grasset. Il sera disponible en librairie le 1er avril.

par RS21 publié dans : EN SARKOZIE communauté : RECONSTRUIRE LES GAUCHES
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Samedi 29 mars 2008




Il y a du rififi à la LCR !!
Dans son édition datée du 28 mars,
Le Monde a rendu publique la situation dans laquelle se retrouve le courant « Unir » de la LCR à la suite de la réunion des 15 et 16 mars de la direction nationale. Le « camarade » Christian Picquet, tendance minoritaire du parti depuis 28 ans, s’y est vu « dépermanentisé » comme il le précise lui-même. Dit autrement, il a été purement et simplement « licencié politiquement » !

Le "courant" de Christian Picquet  a recueilli 14% au dernier congrès et est opposé à la stratégie de nouveau parti anticapitaliste que veut fonder la Ligue Communiste révolutionnaire. Rappelons que partisan d'une alliance avec les antilibéraux, C. Picquet s'était opposé à une candidature d'Olivier Besancenot à la présidentielle. Entre les deux tours des municipales, il avait appelé à voter pour le candidat de gauche, contrairement à la direction du parti.
Selon le chef de file minoritaire, la décision est liée au maintien de son courant public - avec une publication, Unir - comme les statuts lui "en donnent le droit". La direction lui a signifié qu'au moment où l'organisation connaissait des succès électoraux, le maintien de ce courant public était un "mauvais signe".
Un bon coup de canif dans le soi-disant pluralisme interne dont s’enorgueillissait la LCR jusqu’à présent !!

Pour info : réponse de la LCR à l’article du Monde 

par RS21 publié dans : ACTUALITES communauté : RECONSTRUIRE LES GAUCHES
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Jeudi 27 mars 2008

 

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Selon le quotidien britannique Le « Times », Nicolas Sarkozy s’apprêterait à envoyer combattre 1000 hommes supplémentaires en Afghanistan et il profiterait de sa visite d’état en Grande Bretagne pour l’annoncer ces jours-ci, à Gordon Brown.

Si c’est le cas, la France engagerait ses hommes dans une guerre injustifiable et perdue d’avance, au seul motif de plaire à l’Amérique et à son bras armé, l’OTAN. Elle fournirait juste des hommes de troupes à BUSH.

SARKOZY n'est plus à une volte face près car, souvenez-vous, le 26 avril dernier, il annonçait, (il est vrai, c'était une promesse de campagne !!!!), dans le cadre de l’émission "A vous de juger", sur France 2 « si je suis élu, les troupes françaises quitteront l’Afghanistan ».

1 an plus tard, il décide de renvoyer 1000 hommes de plus ! Mais 1000 hommes de troupe ne feront rien de plus, ni de mieux sinon revenir dans des cercueils couvert du linceul bleu blanc rouge. Quand les soviétiques occupaient l’Afghanistan, ils alignaient 160 000 hommes sur le terrain, aidées par 200 000 soldats fidèles au régime communiste de Kaboul. Ils ont pourtant échoué a écraser la résistance majoritairement pachtoune. Aujourd’hui, les USA et l’OTAN tentent d’accomplir la même mission avec 66 000 hommes avec le soutien d’une armée afghane composée de quasi mercenaires. Sans résultat ! Ils mettent en péril la vie de soldats pour écraser l’Afghanistan, plutôt que d’admettre que cette guerre contre 40 millions d'Afghans est une terrible erreur qui n’ira que de mal en pis.

 

Ces 1000 français n'auront pour seule tâche que de s'embourber dans une sale guerre et donner un peu de vernis à Sarkozy qui protègent les intérêts stratégiques américains contre les intérêts des peuples. Ce Président est bien capable de tout.

Après des promesses de campagne non tenues, le voilà sur le « pied de guerre » ! Et pourquoi faire ? Pour aller soi-disant chercher un fou de Dieu, terroriste, nommé Ben Laden ? Bien naïf qui peut encore croire à ça !

Ces jours-ci (20 mars 2003) nous « commémorons » le cinquième anniversaire du début de l'invasion américaine en IRAK , alors pour fêter ça dignement, juste une idée : demandons le retrait immédiat de toutes les troupes françaises en Afghanistan !

par RS21 publié dans : INTERNATIONAL communauté : RECONSTRUIRE LES GAUCHES
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