Vendredi 31 octobre 2008 5 31 /10 /Oct /2008 23:00



Comme la chute du Mur de Berlin qui a marqué
la fin du système bureaucratique stalinien en novembre 1989, la crise financière mondiale d’octobre 2008 sonne le glas du capitalisme version toute puissance financière néolibérale. Et ce n’est pas fini, il y a 62 000 milliards de CDS (credit default swaps) au bas mot, nul ne sait les chiffrer, les effets économiques en cascade, bons et mauvais, sont devant nous.
Comme après l’auto affaissement, désagrégation de l’URSS, de 1989-1991, la dictature mondiale de la finance, de la spéculation entre dans sa phase d’autodestruction. Une page historique est tournée, des milliards d’humains vont voir peu à peu le monde autrement. L’effondrement de l’idéologie libérale est spectaculaire, comme le fut il y a moins de vingt ans, celle du monde dit « soviétique ». C’est la déroute : tous ces libéraux qui n’avaient à la bouche que la « main invisible du marché » retrouvent des vertus à l’intervention de l’état, à la puissance publique, si nécessaire pour les sauver de leur propre banqueroute. Leur hypocrisie saute aux yeux de dizaines de millions de salariés dans le monde entier qui constatent que les voleurs, spéculateurs, sont épargnés, indemnisés, protégés par les puissants et que tout est tenté pour faire retomber sur les épaules des peuples, des travailleurs, les conséquences de la catastrophe.
Il y aura un coût idéologique encore incalculable à ce qui vient de se produire : les illusionnistes, les menteurs ont été obligés de dévoiler leurs grosses ficelles. La BCE « indépendante » qui prétendait lutter contre l’inflation fait fonctionner la planche à billet à plein régime. Ils nationalisent des banques à tour de bras d’un continent à l’autre, alors qu’hier ils prétendaient que toute nationalisation « ferait fuir les capitaux », là où ils prétendaient que l’état ne devait plus intervenir, ils y vont au son du canon, multiplient les appels à la « régulation », avec des réunions internationales et des affichages « politiques » suppliant le « marché de concurrence libre et non faussée », de bien vouloir se plier à leurs rappels à l’ordre !
C’est la faute aux Sarkozy-Fillon qui étaient totalement favorables aux subprimes, aux opérations de bourse dérégulées au maximum, qui travaillaient pour leurs copains Bolloré, Bouygues, Lagardére, Dassault, Pinault. Ils se sont, en dépit de leurs gesticulations et de leurs manipulations médiatiques, auto démasqués : là où ils prétendaient que les caisses étaient vides pour les salaires, les services publics, les hôpitaux, les écoles, ils trouvent des dizaines de milliards disponibles pour réparer les dégâts de leurs amis et commanditaires banquiers et actionnaires.
Imaginez 1000 milliards aux US, 300 milliards en France, 1700 au total dans le monde, mobilisés, non pas pour réparer les malversations de banquiers, mais pour lutter contre les pandémies, la faim, les accidents du travail, pour favoriser le développement durable… Imaginez les centaines de milliards dont il a été prouvé qu’ils étaient disponibles en France, servant à nos quartiers en difficulté, à nos équipements collectifs, à nos salaires… Bien sûr qu’il y a d’énormes richesses et qu’il faut commencer toute politique nouvelle, anticapitaliste, par le choix de les redistribuer – comme nous le disons sans cesse.
Ce n’est pas le moment que les socialistes soient timorés, ni réservés, l’heure est à la promotion d’une rupture avec ce capitalisme finissant, l’heure est à un autre monde. Oui, la puissance publique doit dominer le marché, balayer, sanctionner, les spéculateurs, sans frémir, sans hésiter, il faut une voie nouvelle pour encadrer immédiatement par un programme d’urgence la relance économique (le smic à 1500 euros tout de suite, les 35 h pour tous et le plein emploi, la retraite à 60 ans à taux plein indexée sur les salaires, une Sécu rénovée pour tous…)
Alors oui, la motion C, présentée par la gauche socialiste unie, à l’épreuve des faits, a «un monde d’avance», elle anticipe sur la crise et ses réponses, elle seule est vraiment socialiste.

Benoît HAMON

Par RS21 - Publié dans : CONGRES PS 2008 - Communauté : RECONSTRUIRE LES GAUCHES
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Jeudi 30 octobre 2008 4 30 /10 /Oct /2008 22:24


Vous le savez peut-être, la récente fusion de l’ANPE et des ASSEDIC a donné naissance à une nouvelle entité : le Pôle emploi. Qui dit nouveau nom, dit nouveau logo. Ce dernier vient d’être dévoilé (voir image ci-dessus). Il a coûté la bagatelle… de 135 000 euros (
500.000€ selon “Le Canard Enchaîné”). Rappelons que le précédent logo de l’ANPE avait coûté 2.400.000 euros  et qu’ il n’a duré que 4 ans. Pour l’interprétation du nouveau graphisme : “un petit côté Pacman qui mange des chômeurs fantômes“. Bien vu, non ?
Mais il y a des sujets graves : le chômage grandissant (et pour cause !!), l’inactivité prolongée, la désocialisation progressive et la précarité  de certains de nos concitoyens sont autant de situations douloureuses qui rendent, toutes blagues ou polémiques hors de propos !
Je n’étais  pas à priori hostile à une fusion entre l’ANPE et l’UNEDIC. En effet les principes mêmes de cette réforme me semblaient indiscutables : « créer un grand service public de l’emploi, unifié, plus performant pour orienter, accompagner, indemniser les demandeurs d’emploi et mieux identifier les offres à pourvoir. »
Mais de l’intention à la réalité, il y a ici encore, un gouffre insondable. Cette réforme a été bricolée à la hâte, suite à une injonction de l’hyper président Sarkozy et il me semble que l’examen de cette réforme révèle au moins un risque majeur : celui de la création d’un service public fonctionnant à la manière des « jobs centers », concentrant tous les moyens et toutes les attentions sur les secteurs d’activité en tension et par la même délaissant les publics les moins adaptés à leurs exigences. Donc, derrière l’affichage pourtant opportun, d’un service public unifié de l’emploi  qui faciliterait les démarches des chômeurs, se profile plutôt la mise en place d’une politique de traitement statistique du chômage qui aurait, une fois de plus, pour corollaire la stigmatisation et la culpabilisation des chômeurs les plus éloignés de l’emploi.
Et en effet,  que dire de ce nouveau décret : « l’offre raisonnable d’emploi » (paru au JO du 14 octobre) qui va sommer les demandeurs d’emploi d’accepter les propositions qui leur sont adressées faute de quoi après, « deux offres valables » : ils seront purement et simplement radiés des listes de ce nouveau « Pôle emploi » !
Une fois de plus, la réforme en question est sans rapport avec les attentes et les besoins.
Mais il  semble bien que  chacun se résigne  car sous Nicolas Sarkozy, même l’espoir est précaire !!
Encore une fois, je vous le demande : à quand la grève générale ??

 

Par RS21 - Publié dans : EN SARKOZIE - Communauté : RECONSTRUIRE LES GAUCHES
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Lundi 27 octobre 2008 1 27 /10 /Oct /2008 22:11



 

Le Ministère de l'Education Nationale a décidé de supprimer les Réseaux d'Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté à l'école. Il est urgent de tout faire pour l'en empêcher !

Voici le lien permettant de signer la pétition « Sauvons les RASED » (déjà + de 50 000 signatures à ce jour)

http://www.sauvonslesrased.org/index.php?p=4

Mort programmée de l'aide aux enfants en difficulté

Les RASED sont des équipes d'enseignants spécialisés chargés d'aider en petits groupes et en individuel les enfants en difficulté des écoles maternelles et primaires. Le projet de loi de finances 2009 prévoit de réaffecter sur des classes ordinaires ces enseignants des RASED (maîtres E et rééducateurs) qui sont d'anciens instituteurs, qui sont sortis de leur classe pour leur formation, ont passés des diplômes, ont acquis des compétences spécifiques dans l'aide aux enfants en difficulté, dans le travail avec les familles. Le Ministère prévoit que dans 3 ans tous ces postes auront été supprimés au rythme de 30% par an. Et dès la rentrée prochaine, plus aucun enseignant ne sera formé à ces spécialisations : C'est la mort programmée des RASED.

Le compte n'y est pas

Lorsque Xavier Darcos annonce l'ajout d'heures de soutien supplémentaires, « L'aide personnalisée », il gagne la sympathie du grand public, mais en même temps, il supprime l'accompagnement lourd. Qui peut être contre le fait d'ajouter deux heures par semaine pour aider les élèves ? Personne, bien sûr. Mais c'est un tour de passe-passe ! En fait, ces mesures sont une régression dans la façon de comprendre et travailler les difficultés d'apprentissage à l'école. « L'aide personnalisée » exercée par les enseignants des classes a pour but d'aider des élèves à dépasser des difficultés passagères, une notion mal comprise, etc. En aucun cas elle n'est adaptée à la grande difficulté scolaire. Certaines difficultés, très spécifiques, ne peuvent trouver de réponse satisfaisante par les seules aides pédagogiques classiques menées dans les classes par les maîtres ordinaires.

Le travail des RASED prend en compte la multiplicité des enjeux dans les mécanismes d'apprentissage (aspects affectifs, psychologiques, sociologiques, familiaux, comportementaux, cognitifs…). Les enseignants des RASED ont eu une formation spécialisée pour travailler en petits groupes, voire individuellement, avec des élèves qui ont bien plus qu'une difficulté passagère.
Depuis février 2008, 17 associations et fédérations alertent sur ce projet et la tromperie qui consiste à dire que les 2 heures d'aide personnalisée mises en place à la rentrée se substitueraient aux aides spécialisées.
Darcos a menti

Xavier Darcos n'a pas dit clairement qu'il supprimait les RASED tant cette décision est difficilement défendable.
· Jusqu'en septembre 2008, M. Darcos répondait à toutes les personnes qui l'interrogeaient ( députés , syndicats, professionnels, parents etc.) qu'il n'était pas question de supprimer les RASED.
· Le 16 octobre il demandait aux Inspecteurs d'Académie de préparer la réaffectation des enseignants spécialisés dans des classes ( un tiers des effectifs par an pendant 3 ans ). Les projets de loi de finances et de circulaire de rentrée scolaire organisent cette même disparition des aides spécialisées pédagogiques et rééducatives dans les écoles.

· Ainsi, lors de la réunion des Inspecteurs d'Académie le jeudi 16 octobre 2008 au Ministère de l'Éducation Nationale (MEN), il a été décidé de :

-          la sédentarisation des maîtres E et G : derrière cette formule, il faut entendre que ces enseignants vont intégrer le mouvement général, et être nommés sur des postes ordinaires

-          la fermeture des postes libérés après le départ de leur titulaire

-          la suppression des formations initiales et continuées des options E et G dès la rentrée 2009

 

Luc Ferry lui, ne se cache pas

Luc Ferry, ex-ministre de l'Education, nous explique (sur Europe 1 le 2 septembre dernier) comment la suppression du samedi matin, la mise en place des deux heures de soutien ont pour objectif de faire l'économie de 8000 postes : ceux des RASED !

Puis une dépêche AFP du 26/09/08 concernant le projet de loi de finance budget 2009, vient signer cette mort programmée des RASED, menacés de disparition complète dans les trois années à venir.
L'urgence à soutenir les RASED est donc triple :

-          pour les enseignants spécialisés, qui voient leur formation et leurs compétences totalement balayées et ce, sans aucune concertation ni évaluation de leur travail.

-          pour les enseignants non spécialisés, qui se voient mobilisés là où ils sont déjà dépassés ; et qui vont se retrouver seuls face à la complexité des situations d'échecs.

-          et surtout, pour les enfants des familles les moins favorisées qui se retrouveront sans réponse à leur besoin d'un accompagnement spécifique non exclusivement pédagogique et centré sur la seule performance. En effet, il n'existe aucun service public ou privé qui leur soit accessible sans surcoût et rapidement.

 

Lors de la manifestation nationale à Paris le 19 octobre dernier, 80 000 personnes avec les personnels des RASED ( maîtres spécialisés, rééducateurs et psychologues scolaires ) ont uni leurs efforts pour demander au regard de tous que soient sauvés les RASED et les élèves qui relèvent de leurs actions.

Selon un sondage IFOP pour Dimanche Ouest-France, vous êtes 69% de Français à estimer que la mobilisation des enseignants contre les suppressions de postes et les récentes réformes dans l'Education nationale est « justifiée » .

Alors, continuez à soutenir le mouvement en signant la pétition, soutenue par des fédérations de professionnels, par les syndicats et les fédérations de parents d'élèves (17 signataires ) sur :
http://www.sauvonslesrased.org/index.php?p=4

Merci de relayer le plus largement cette information, et merci pour votre soutien !

Par RS21 - Publié dans : EN SARKOZIE - Communauté : RECONSTRUIRE LES GAUCHES
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Samedi 25 octobre 2008 6 25 /10 /Oct /2008 21:48



Examiné en urgence au Sénat entre le 14 et le 21 octobre, le projet de loi « Mobilisation pour le logement et la lutte contre l'exclusion » n'a pas fait l'unanimité au sein même de la majorité ! C’est dire comme il était rétrograde et inacceptable !!
L’un des amendements les plus controversés : la modification de l'article 55 de la loi SRU pour introduire les logements en accession à la propriété dans le quota de 20% de logements sociaux, a en effet été purement et simplement supprimé, sur proposition des sénateur Thierry REPENTIN (PS), de Dominique BRAYE (UMP), et de Michel MERCIER (UC).
Ce refus massif (seuls 13 sénateurs UMP sur 151 n'ont pas voté la suppression) constitue quand même une agréable surprise et un vrai camouflet pour Marie Christine BOUTIN !
Par ailleurs les sénateurs ont voté la possibilité d’un droit de préemption au profit des préfets dans les communes ne respectant pas leur quota de logements sociaux.
Alors une fois n’est pas coutume !! Bravo le Sénat !

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Mardi 21 octobre 2008 2 21 /10 /Oct /2008 21:37

Nouveau sondage sur le site du parti Socialiste.
Alors allez vite voter pour la motion C



http://www.congres-socialiste.com/

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Mardi 21 octobre 2008 2 21 /10 /Oct /2008 20:15



Nous avons choisi cette année pour la seconde édition de la semaine de l’Economie sociale et solidaire en Bourgogne un lieu symbolique : les locaux dijonnais de l’association EPI’SOURIRE (1) qui est à la fois un lieu de consommation (vente de produits alimentaires), de pédagogie et de prévention sur la santé.
Dans le cadre de la journée du refus de la misère, nous avons souhaité mettre l’Economie sociale et solidaire à l’honneur dans cette association récompensée par le prix « Talents des cités », qui participe pleinement à la lutte contre l’exclusion, l’isolement et la pauvreté. Une association que nous accompagnons depuis sa naissance : une subvention d'investissement à hauteur de 40 000 euros avait été accordée le 19 février 2007 et une subvention de fonctionnement à titre exceptionnel (12 000 euros) a été votée lors de la dernière commission permanente du CRB. Et ce, afin que cette épicerie sociale et solidaire, qui a déjà permis à 302 ménages, soit plus de 700 personnes, de redevenir consommateurs à part entière, puisse accueillir 500 ménages.
A cette occasion, il me paraît nécessaire de rappeler quelques chiffres : en 10 ans, la productivité dans le monde a augmenté de 30% quand les salaires ne progressaient que de 18%. En France, 3 500 contribuables ont vu leur revenu augmenter de 42% quand 90% de l’ensemble des Français ont vu les leur n’évoluer que de 4,6%. Dans l’Hexagone, le niveau de pauvreté (60% du salaire médian) est estimé aujourd’hui entre 4,2 et 7,2 millions de personnes, soit une moyenne de près de 10% de la population !
Autant de raisons qui ont conduit le conseil régional de Bourgogne à faire de l’ESS une partie intégrante du projet régional. Nous avons souhaité faire de l’ESS un vrai curseur de l’économie en région Bourgogne et d’y consacrer, à ce titre, des moyens en personnel et en budget. Au cœur du schéma régional de développement économique, en 3 ans, nous avons ainsi multiplié le budget par 4, pour  l’amener à plus de 1,5 millions d’euros.
L’ESS, parce qu’elle vient des dynamiques d’acteurs locaux de proximité, représente une garantie pour la pérennité des emplois. Cette nouvelle économie du partage et de l’innovation a du sens en Bourgogne, qui est une région diverse, variée et stratégiquement bien placée. La Bourgogne porte en germe les atouts de l’économie sociale et solidaire.
Ressource de richesses sur le territoire, l’ESS génère plus de 13% des emplois dans les entreprises bourguignonnes, soit 9% de la masse salariale. Source permanente de biens et de services dans les secteurs étendus et innovants de l’économie, fondée sur des valeurs éducatives, mutualistes et coopératives, l’ESS a de l’avenir.
Au carrefour des énergies individuelles et collectives, l’ESS ne peut fonctionner que si elle sait unir pour réussir et c’est le sens des conventions que nous avons signées avec la CRESS de Bourgogne, Bourgogne active, l’URSCOPP, mais aussi plus récemment le CRAJEP ou l’UREI.
Notre région a souhaité faire émerger et permettre à tous de pouvoir accéder à la création de son activité. Aussi avons-nous mis en place des dispositifs de soutien via les micro-crédits ou les systèmes de caution bancaire. Aujourd’hui 1/3 des emplois nouveaux proviennent de la création d’entreprises et près de 40% des créateurs sont des chômeurs.  C’est tout le sens des boîtes à outils (FIP, FAP contrats ressources, Ardabe, APH 21) que nous avons créées avec un panel de dispositifs qui favorisent l’emploi et la création d’entreprises. Ainsi grâce aux 400 micro-crédits, 350 entreprises ont vu le jour en Bourgogne.
Nous n’avons pas non plus manqué de nous poser la question de la régulation. Encadrer, donner des règles, contractualiser, autant de gardes fous que la collectivité doit mettre en place pour donner du sens à l’action publique. Quand une collectivité subventionne ou aide une initiative privée, elle doit en fixer le cadre, c’est la justification même de sa  fiscalité. A ce titre, elle rend des comptes aux citoyens : pourquoi j’aide cette entreprise, à qui profite-t-elle ? Plus l’économie libérale sera dévoyée, plus nous devons nous poser la question des outils de régulation. Le développement durable est, à cet égard, intéressant car il pose la question de la chaîne de responsabilité  des acteurs. 
Dans le récent manifeste de l’Association des régions françaises (ARF) sur l’ESS, qui est le fruit de la réflexion sur toutes les expériences menées par les régions sur ce sujet, l’action de la Bourgogne dans le domaine a été qualifiée d’exemplaire. Je tiens ici à remercier tous les acteurs qui se sont investis dans l’organisation de cette seconde édition de la semaine de l’ESS en Bourgogne. Celle-ci permettra de faire connaître, du 20 au 25 octobre, toutes les initiatives de l’ESS dans les 4 départements (vous pouvez découvrir le programme en pièce jointe) et favorisera son intégration à l’économie traditionnelle.
Dans le contexte de crise économique et sociale qui menace, l’ESS, l’économie à visage humain, affiche toute sa pertinence…

Amitiés socialistes,
François Patriat, sénateur-président du conseil régional.

(1)   L’épicerie sociale et solidaire, sise 4 place Jacques Prévert (quartier du Petit Cîteaux) à Dijon.

Par RS21 - Publié dans : DIJON ET REGION BOURGOGNE - Communauté : RECONSTRUIRE LES GAUCHES
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Vendredi 17 octobre 2008 5 17 /10 /Oct /2008 23:26



Rendez-vous avec Benoît HAMON pour la manifestation en soutien aux enseignants, parents d'élèves, lycéens, étudiants, etc... pour défendre le service public d'éducation, contre la politique du gouvernement qui ne voit en l'éducation qu'un moyen de faire des économies.
Métro Gobelins,
devant la Société Générale, avenue des Gobelins

Appel des 21 organisations

Notre pays a cette chance extraordinaire de disposer d’un grand service public laïque d’Education. Il traduit notre choix républicain d’une société où tous les citoyens vivent ensemble. Mais imagine-t-on ce que deviendrait ce principe, sans ce tour de force de l’accueil de tous les jeunes, sans distinction, réalisé quotidiennement par notre École ?
Cette Ecole publique, que nous aimons pour ses réussites incontestables, rencontre aussi des difficultés. C’est pourquoi nous souhaitons passionnément qu’elle évolue et se transforme pour s’acquitter vraiment de sa mission démocratique : faire réussir tous les jeunes, pas seulement les plus favorisés ou les plus « méritants ».
Pour nous, ce débat et cet effort concernent tous les citoyens car, à travers l’avenir de la jeunesse, c’est celui du pays qui se joue.
Or, en lieu et place de ce que devrait nécessiter cette grande cause nationale, rassemblant largement les citoyens, à quoi assistons-nous ? Au spectacle d’une politique gouvernementale qui, au-delà des habillages, ne voit dans l’Education qu’un moyen d’économiser. Plus que tout discours, la préparation du budget 2009 en est la démonstration : 13500 suppressions d’emplois programmées, soit, dans le cadre triennal dans lequel ce budget s’inscrit, plus de 40 000 postes promis à disparition sur les 3 ans, à rajouter aux 11 200 suppressions de cette année !
Tout n’est sans doute pas question que de postes en matière éducative, mais nous affirmons que rien ne pourra se faire dans cet acharnement d’un « toujours moins de postes » ! Rien ne pourra davantage se faire avec des réformes à marche forcée encore moins lorsqu’elles aboutissent à de vraies régressions. Rien ne pourra se faire non plus si l’Etat ne cesse de se désengager de ses missions, déléguant hors de l’école ce qu’elle doit assurer pour tous.
Aussi, nous poussons aujourd’hui un cri d’alerte : cette politique va détériorer sur le long terme le service public d’Education. Elle porte tous les ingrédients pour que se développe une école à deux vitesses dans une société minée par les injustices et les inégalités.
De ce projet, nous ne voulons pas ! Nous voulons une politique éducative ambitieuse faisant avancer notre Ecole publique en mettant au cœur la réussite de tous les jeunes. Nous voulons pour cela d’autres choix.
Nous en appelons à toutes celles et tous ceux qui pensent que l’Education est une richesse pour notre pays, que l’avenir se joue aujourd’hui, à toutes celles et tous ceux qui refusent que la politique suivie n’entraîne, pour de nombreuses années, le service public d’Education dans l’affaiblissement. Quelle place veut-on donner à l’Education dans notre pays ? Quel citoyen, quelle citoyenne, veut-on préparer ? Nous n’acceptons pas que la société découvre a posteriori qu’on aurait répondu à sa place, en catimini, à ces questions fondamentales !
Alors, mobilisons-nous ensemble, débattons, parlons, proposons, interpellons l’opinion, agissons sans attendre !
Rassemblons-nous tous dans une grande manifestation nationale le dimanche 19 octobre à Paris.

 

Par RS21 - Publié dans : APPEL AUX CAMARADES SOCIALISTES ET DE LA GAUCHE - Communauté : RECONSTRUIRE LES GAUCHES
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Jeudi 16 octobre 2008 4 16 /10 /Oct /2008 21:30



Son Excellence Bernard Kessedjian, ambassadeur de France auprès du Saint-Siège, est décédé en décembre dernier, laissant vacant l’un des postes les plus convoités de la diplomatie française.
La période de 10 mois qui vient de s’écouler et qui aurait pu s’intituler « Gouvernement français recherche ambassadeur catholique pour le Vatican ! » a été pleine de rebondissements et péripéties…période qui vient enfin d’aboutir positivement avec la nomination de Stanislas Lefebvre de Laboulaye, énarque, catholique, hétérosexuel monogame, et bon père de famille, bref l’ambassadeur idéal pour le Saint Siège.
Car il faut vous dire qu’il y a visiblement un ambassadeur idéal pour le Vatican !!!
L’usage et la tradition veulent que les pays de tradition catholique choisissent, pour les représenter à Rome, des personnalités dont la religion, les mœurs et le comportement correspondent aux critères en vigueur au sein de l’Eglise catholique, apostolique et romaine… Pas question donc, pour un protestant, un juif ou un franc-maçon d’aller baiser la main du pape au nom de la France, et les postulants sont priés de présenter un certificat de baptême, leur photo en premier communiant, et une attestation de moralité signée par le  curé de leur paroisse !
Sarkozy s’était donc d’abord mis en quête d’un écrivain catholique (genre Claudel ou Mauriac) mais cette espèce en voie de disparition n’a pas produit de candidat hormis une proposition faite à Max GALLO mais refusée. Le chiraquien, Denis TILLINAC a donc été proposé mais immédiatement recalé par le pape : crime de lèse majesté : divorcé et remarié !
Sarkozy propose alors la candidature d’un diplomate de carrière compétent en la personne de Jean-Loup Kuhn-Delforge , pourtant  bon catholique, pas divorcé, ni même marié puisqu'il a conclu un Pacs avec son compagnon... Et oui,  le nouveau candidat est homosexuel ! Finalement la réponse tombe : c'est un non retentissant ! À la lecture du profil personnel du candidat, le Saint-Siège a estimé que ce candidat ne correspondait pas à ses exigences !
Partant de ce constat, il est indéniable que le Saint Siège, qui entretient des relations diplomatiques avec la République française depuis fort longtemps, aurait dû se renseigner plus avant sur la Constitution de la Vème République, qui stipule, en son Préambule, et, dans son Article 1er : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée. La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales »
Il faudrait, avant de juger sur la "supposée" moralité d'un diplomate de carrière, que le Vatican balaie devant sa porte en s'inquiétant de savoir pourquoi les prêtres et cardinaux pédophiles ne sont pas condamnés, et, pour certains d'entre eux, sont toujours en activité (?) !!!!
Cerise sur le gâteau : Cette concession faite au Vatican est moins anodine et risible qu'il n'y paraît :  en s'alignant sur les positions dogmatiques du Vatican, Nicolas Sarkozy remet en cause la laïcité, ce principe constitutionnel fondateur de notre République.
Quand le Chanoine de Latran, veut plaire au Vatican, c'est l'homophobie qui progresse et la laïcité qui régresse.

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Mercredi 15 octobre 2008 3 15 /10 /Oct /2008 23:37


NOUVEAU SITE EN COTE D'OR :
http://cote-d-or.unmondedavance.eu/

La motion C “un monde d’avance, reconstruire l’espoir à gauche” dont le premier signataire est Benoît Hamon, organise une réunion de courant, ouverte à tous les militants intéressés par son contenu et par les contributions parues il y a quelques semaines. Elle sera animée par :

Vincent ASSANTE (CN, CF21)

Mandataire : 03 80 71 28 91 ou 06 07 97 94 69

vincent-assante@club-internet.fr

 

Christine RENAUDIN-JACQUES (SF, CF 21) 
Représentante Fédé 21 

renovation.socialiste21@hotmail.fr

 

Alain PIEGAY
Représentant Fédé 21 :

alain.piegay@club-internet.fr

 

  
VENDREDI 17 octobre 2008 à 20 Heures

    

A la Fédération rue Henri Baudot  21000 DIJON  

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Lundi 13 octobre 2008 1 13 /10 /Oct /2008 21:45


Benoît HAMON et Henri EMMANUELLI

vous invitent à une conférence


Crise financière :
Que doit proposer la gauche

MERCREDI 15 OCTOBRE 2008
17 H – 20 H
Amphithéâtre Leroy-Beaulieu
Institut d’études politiques de Paris
avec

Frédéric LORDON (directeur de recherche au CNRS)
Jacques SAPIR (directeur d’études à l’EHESS)
Bernard MARIS (professeur à l’université Paris VIII)

animé par

Liêm HOANG NGOC (délégué national du PS à l’économie)
Pierre LARROUTUROU (délégué national du PS à l’Europe)
en présence de Benoît HAMON et Henri EMMANUELLI
Institut d’études politiques de Paris
27, rue Saint-Guillaume – Paris 7e
M° : Rue du Bac, Sèvres-Babylone, St Germain-des-Près
www.unmondedavance.eu

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