MONTEBOURG : APRES « LA TISANE TIEDE », LA POTION MAGIQUE !

Publié le par RS21

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Arnaud Montebourg nous livre 3 de ses remèdes pour sauver le malade socialiste. Il commence son article comme ça :
« Inutile de nous mentir : nos militants nous quittent, quand ce ne sont pas nos élus ou nos dirigeants ; la crédibilité et l’autorité de la direction est effondrée ; sur tous les sujets, des positions contradictoires apparaissent entre une multitude de locuteurs, lorsqu’elles ne changent pas d’une semaine sur l’autre.
Quand on questionne un électeur du Parti socialiste, il répond souvent qu’il va voter socialiste la mort dans l’âme parce qu’il ne peut pas faire autrement, mais ils semblent de moins en moins nombreux à vouloir faire cet effort.
Quand on questionne n’importe quel dirigeant socialiste sur cette multifracturation du corps du Parti socialiste, il répond qu’il veut bien travailler avec d’autres, à condition qu’il n’y ait ni untel ni untel, c’est-à-dire souvent tous les autres... Que faire pour sauver le Parti socialiste et avec lui, offrir au pays une alternative politique sérieuse au sarkozysme ? »
 
Jusque là, l’introduction est plutôt bonne et réaliste mais pour la suite ……à vous de juger !! voir libération
Quant à la conclusion, je la cite juste pour "le fun" : « chaque socialiste que nous sommes, sera conduit à aller vers autrui, avec qui il a pris l’habitude de ne plus s’entendre. », 
ça me rappelle sérieusement le « aimez vous les uns les autres » de Madame KIVOUSSAVEZ !
Avec des remèdes comme ça, qui peuvent  plutôt aggraver  la pathologie, on n’est pas encore sortis d’affaire  ! Et puis, Montebourg est-il encore crédible et audible ?

Publié dans RENOVATION SOCIALISTE

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enzo d'aviolo 10/12/2007 08:21

@Claudepersonne ne décide de quoi que ce soit ici, donc tout le monde est légitime à s'exprimer.La social démocratie c'est une composante de fait qui doit faire venir grossir l'électorat d'une vraie gauche mais sans aucune contrepartie à négocier si la gauche veut vraiment est en rupture avec le capitalisme actuel.Maintenant si l'on veut continuer un gentil conformisme de façade, alors continuons à croire que la social démocratie sert à quelquechose.le dernier bouquin de Melenchon démonte cette croyance méticuleusement, exemples mondiaux à l'appui.

Thomas Rudolf 10/12/2007 07:24

le monde est différent, et depuis 1989, la sémantique n'est plus la même.Seuls les paradigmes sont restés.La sémantique nouvelle n'est pas passé dans les cerveaux, mais dans les actes commerciaux.Le grand soir est un paradigme tout autant absurde que le PS. La vie est ailleurs depuis 1989. Il faut faire passer ceci dans son cerveau, puis du cerveau à la main. Celle qui se tend à l'autre. C'est tellement simple.Ce genre de rassemblisme, c'est un remix d'Alésia. Rien d'autre.

CFO 09/12/2007 19:40

@ Enzo,
Comme il semble que je n’ai pas été assez clair (l’interprétation donné à mon propos ne me paraissant pas correspondre exactement à ce que je voulais exprimer), je vais en rajouter une petite couche…
Il ne s’agit pas (et ça n’est pas ce que j’ai écrit) de contester le droit de tel ou tel à s’exprimer sur les déclarations de qui que ce soit (à fortiori d’un membre du PS).
Par contre, je persiste à penser que les orientations stratégiques d’un collectif ne peuvent être légitimement décidées que par les membres dudit collectif.
Là encore, l’exemple de la dernière présidentielle n’est-il pas suffisamment éclairant en ce sens ?
Le choix de la candidate (choix stratégique s’il en est) n’a-t-il pas été dicté en très grande part par les relais d’opinion qu’on été les vendeurs de sondages et autres médias de masse, pour ne pas parler des web-adhérents qui ont rejoint le PS en rangs serrés, avant de les déserter avec la même célérité ? N’avons-nous pas été les 1ers à contester cette démarche ?
Et où est l’erreur, sinon dans l’incapacité du collectif d’origine lui-même à se déterminer sur ses valeurs propres ?
Bien entendu, cette situation n’a été rendue possible que par l’incapacité de sa direction à susciter la construction d’un projet cohérent capable de souder ses membres autour d’une volonté d’action qui leur soit commune.
Bien entendu, les « trahisons » diverses et variées (dont celle de Montebourg) ont été un facteur déterminant de cette incapacité.
Bien entendu, la contradiction entre l’impératif pour les militants les plus actifs (ou les plus ambitieux) de se positionner au sein des féodalités locales plutôt qu’autour de réelles convictions politiques ont eu raison de la démarche qui avait été initiée par nombre de ceux qui étaient partis pour être des rénovateurs sincères.
Mais pour demeurer aussi pratique que possible, que dirait-on de l’AG d’un mouvement politique qui inviterait n’importe qui au-delà de ses propres membres à décider des lignes sur lesquelles cette organisation bâtirait un projet d’action …?
Ne serait-on pas à l’évidence en droit d’en contester le caractère démocratique ?
Au-delà, aucun problème à discuter du fond avec qui que ce soit.
Et justement, sur le fond, il ne me semble pas non plus avoir affirmé que la social démocratie était un horizon indépassable, mais bien plutôt qu’elle était l’une de composantes obligées d’un rassemblement suffisamment large pour s’opposer efficacement (c’est-à-dire dans la pratique) à la confiscation durable de l’ensemble des leviers de l’Etat par le « Sarkosysme triomphant »…
Mais je veux bien changer d’avis s’il est possible de me démontrer que l’ensemble de ce qui se trouve à la gauche de la social-démocratie est capable à lui seul de remporter les prochaines élections générales…
@ Thomas
Je suis sans doute un peu obtus, mais je ne vois pas le rapport entre le fait de revendiquer la constitution d’un rassemblement assez large pour être en mesure de peser lors d’élections générales et l’ochlocratie…
Je n’ai aucunement changé d’avis sur la nature viciée de nos actuelles institutions et sur l’impérieuse nécessité de les changer dès que possible dans le sens d’une VIème République parlementaire, primo-ministérielle, laïque etc,… , mais hors l’hypothèse du grand soir, je ne vois pas d’autre moyen pour accélérer ce changement que de parvenir aux positions de décisions politiques qui permettraient d’initier une telle démarche.
Je ne vois donc pas en quoi le fait d’appeler au rassemblement devrait automatiquement être interprété comme le renoncement à toute volonté de définir des orientations politiques à ce rassemblement et en arriver ainsi à la simple posture de suivisme de la volonté des foules qui me semble caractériser l’ochlocratie, ou bien ?

Thomas Rudolf 09/12/2007 08:48

non c'est un exercice joli.C'est joli ou de la démocratie à la Monsieur Jourdain.Le rassemblisme est l'une des facettes de l'ochlocratie, ce n'est même pas son revers.

enzo d'aviolo 08/12/2007 17:12

j'aime quand tu joues au social démocrate claude, suceptible d'être le seul horizon crédible pour s'opposer à Sarko!j'aime d'autant que cela s'appuie sur un jugement sur qui serait en droit ou non de s'exprimer sur les déclarations d'un membre du P(s).magnifique exercice de démocrate!