EUROPE : SARKOZY VEUT QUE LES IRLANDAIS RETOURNENT AUX URNES, BIS REPETITA PLACENT… CHICHE ?

Publié le par RS21



Les classes politiques coupées des réalités vécues et les oligarchies du profit sans partage, ont bien sûr tout fait pour minorer le message du NON des irlandais tout comme celui des français et hollandais et nous ont fait passer pour des rustres ou pire encore pour des ingrats incultes...
Mais il est heureux d’observer qu’il y a quand même, parfois, une justice dans ce bas monde. Les irlandais ont sauvé la démocratie en Europe et avec leur NON, ils ont parlé  au nom de tous ceux qui veulent une Europe des solidarités et des projets à construire pour le bien des peuples.
A force de vouloir faire de la démocratie sans les peuples, l'Europe technocratique a réussi à détruire le bel idéal d'une Europe du partage et des échanges culturels et économiques.
Quelques heures après le vote négatif des irlandais le 13 juin dernier, SARKOZY estimait que le non irlandais était désormais une réalité politique : « le peuple irlandais s’est prononcé, on doit l’accepter » disait-il !
Un mois plus tard, le 15 juillet, il déclare devant les députés UMP, réunis à l’Elysée : « Les irlandais devront revoter », ce qui implique l’organisation d’un nouveau référendum en Irlande à la fin de l’année 2008 ou début 2009.
Puisse ce monarque avoir décidé la même chose pour son peuple ! S’il demande aux irlandais de revoter, pourquoi n’a-t-il pas fait de même pour les français ? Sans doute parce que la Constitution de l’Irlande ne lui en laisse pas le choix, choix qui évidemment ne lui incombe pas le moins du monde.
A défaut de dissoudre le peuple irlandais, il souhaite qu’il retourne aux urnes ! Mais rien ne laisse envisager cependant qu’un nouveau vote des irlandais sera différent du premier tant celui-ci a fait montre d’un résultat sans ambiguïté et puis espérons.... le trèfle irlandais nous portera bien bonheur !
Cette solution est donc absurde, légère et prononcée dans la précipitation. Il ne s’agit en aucun cas d’une vision d’avenir pour l’Europe et si telle est la seule grande ambition de la présidence française au service des institutions de l’Europe, on a du souci à se faire pour les prochains mois !
Et comme disait Staline : « ce qui compte ce ne sont pas les votes, c'est la manière de les compter »... !!

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Thomas Rudolf 15/08/2008 10:39

Je pense que vous avez tout faux au sujet de vos réjouissances
face au NO irlandais.
 
Ce n'est pas une leçon de démocratie administrée par un petit
peuple lucide.
 
Les Irlandais n'ont jamais été rien d'autre que des
libre-échangistes à la mode atlantiste et ce n'est pas le dernier film de Ken
Loach qui les a fait changer d'avis. Derrière les lough n'a jamais rien existé
d'autre qu'un coursier au profit qui a joui pendant plus de 10 ans de 91
milliards d'euros de subventions communautaires et qui a poussé, du bas de
l'échelle sociale aux sphères des influenceurs, au dumping social et au dumping
fiscal. Il y avait des grandes mutations dans le marché du travail, des milliers
de boîtes ont fermé la nuit pour ouvrir le lendemain avec 1 million de
travailleurs fraîchement importés, en dix ans des Pays Baltes, de la Pologne et
de l'Ukraine, mais ce n'était pas grave d'être licencié, car, comme dans les
trente glorieuses et avec les effets du plan Marshall, un overboosting de la
croissance résorbait les malheurs locaux, personnels et familiaux.
 
L'Irlande a aussi joué, pendant 10 ans, au même jeu qui a
conduit en 3 ans aux States à la crise des subprimes, c'est à dire à s'endetter
pour quelque chose qui de toute façon prenait 20 à 30% de sa valeur par an,
soit, l'immobilier. Or depuis 2 ans cette bulle immobilière éclate en silence,
les cours immobiliers s'écroulent avec les espoirs de gains et les banques
resserrent leurs cordons parce que les emprunteurs disposent de moins de
bonités. La même situation de crise existe en ce moment en Espagne.
 
Les Irlandais, pragmatiques, n'ont fait que ce que les anglais
ont fait il y a 20 ans: tout faire structurellement pour provoquer la
bienveillance de l'Europe libérale échangiste et permettre un investissement
massif des capitaux productifs étrangers - l'Irlande était pauvre avant son
adhésion. Comment était-ce possible dans cette EU harmonisée, qu'un Etat membre
puisse faire son dumping concurrentiel? Justement parce que les deux derniers
points de l'EU qui ne sont pas harmonisés sont l'EU fiscale et budgétaire, et
l'EU sociale. Et souvenez-vous, avant l'arrivée de l'Euro, l'Irlande avait aussi
réalisé son dumping des cours de sa devise en sortant artificiellement et sans
raison du serpent monétaire pour provoquer un afflux massif des investisseurs
étrangers. Les irlandais n'ont fait que de sucer l'Europe depuis 15 ans, à un
niveau inégalé.
 
 
Il n'y a donc pas de poésie à lire dans le NO irlandais, il
n'est que l'image de l'égoïsme local et personnel, tout comme une énorme partie
du NON et du NEJ.
La conscience politique européenne n'existe pas dans les
peuples, la conscience sociale encore moins, l'Europe de gauche jamais depuis sa
fondation. Il y a bien eu pour une très courte durée un PE à "gauche" mais
c'était une gauche de softies à l'image de Bockel, Vals, Ségolène, Fabius,
Montebourg. Le confort de l'eurodéputation gomme tous les engagements moraux
dans un PE qui n'a pas de poids face à la Commission désignée par les États
membres. Le Traité de Nice prévoyait un réajustement constitutionnel de cette
démocratie européenne bâillonnée, mais le programme et l'agenda des atteintes
sociales était tellement plus présent, obligatoire et urgenté, que j'ai voté
NON, par conscience politique et sociale.

E.M. 28/07/2008 17:46

Et ils voteront jusqu'à ce qu'ils votent enfin OUI !

jl 22/07/2008 09:28

...d'où l'intérêt de les soutenir encore plus fort et surtout pas en leur envoyant J.Lang comme émissaire

Frédéric 21/07/2008 22:19

@MarinoIl faut dire que les Irlandais ont eu un précédent facheux : alors qu'ils avaient voté "Non" au traité de Nice, le second referendum organisé à donné une majorité au "Oui"...

marino 21/07/2008 17:25

Sarko semble vacciner contre le ridicule et les contradictions ne le dérangent pa. Il a une idée du peuple un peu simpliste.Connait-il l'histoire de l'Irlande avec l'Angleterre...? Pense t-il qu'ils vont changer d'opinion grâce à une nouvelle campagne marketting et se laisser dicter leur loi par l'extérieur? quelle stratégie va t-il mettre en place pour obtenir ce OUI au forceps , quel chantage, quels sujets de division ? A moins qu'avec des machines à voter.....ça marche mieux !Oui soutenons les irlandais encore plus fort