SONDAGE : VOTRE VOTE POUR LE CONGRES DE REIMS

Publié le par RS21

Publié dans CONGRES PS 2008

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sylvie 02/11/2008 16:41

A lire et à regarder d'urgence :http://www.rue89.com/blog-ps/2008/11/02/benoit-hamon-veut-etre-larme-du-ps-contre-sarkozy

Christine RS21 01/11/2008 18:08

Merci Jeannine :-))Biz

jeannine 01/11/2008 13:58

A lire sans modération....Les débats de l'ObsPour un protectionnisme européenPour l'auteur d'«Après la démocratie», la France ne peut sortir de la crisequ'en inventant un nouveau modèle économique avec ses partenaires européens..Par Emmanuel ToddLe Nouvel Observateur . - Avec la crise actuelle, assiste-t-on à un tournantpolitique de Nicolas Sarkozy ?Emmanuel Todd. - Pas du tout. On voit dans sa gestion de la crise actuelleses traits psychologiques habituels, hy- peractivité et incohérence de lapensée. Mais il ne fait rien d'autre que ce qu'aurait fait Jacques Chirac ouun président socialiste. Il s'obstine à ne voir qu'un dérèglement financierdans la crise alors qu'elle a sa cause dans l'économie réelle. Lelibre-échange exerce une pression mondiale sur les salaires, qui aboutit àla contraction de la demande et produit un état d'insécurité sociale, unsentiment permanent de rétrécissement de la vie : diminution du nombre desfonctionnaires, des professeurs, des emplois... Et puis sauver les banques,distribuer de l'argent aux riches, c est la pente naturelle du sarkozysme.Dans mon livre consacré à la crise de la démocratie, j'envisage troisoptions possibles pour une classe politique à bout de souffle.La première déboucherait sur une ethnicisation : exclusion renforcée,désignation de boucs émissaires (immigrés, enfants d'immigrés, musulmans,Noirs... au choix ou en combinaison). Si une classe politique entière, àl'heure de la crise mondiale, considère comme prioritaire de s'indigner dece que quelques gamins absurdes et éco nomiquement maltraités sifflentl'équipe de France, nous pouvons nous inquiéter. Cette passion pour lefootball et l'islam, à l'heure des délocalisations et de la baisse du niveaude vie, démontre que la question de l'ethnicisation reste posée. Même si laréussite d'une telle politique me paraît peu vraisemblable.La deuxième option verrait la remise en question du suffrage universel.Celui-ci semble désormais produire de l'incertitude plutôt que des choixrationnels. A force de manipuler l'opinion en ne lui proposant aucun projetéconomique véritable, on finira par provoquer des taux d'abstention trèsélevés, des violences urbaines, des luttes de classes immatures qui seraientles prétextes à une reprise en main autoritaire de la société.La troisième option, celle d'un protectionnisme européen, est pour moi ladernière chance de notre démocratie. L'accélération de la crise économiquenous rapproche de ce choix fatidique.N. O. - Quels sont les maux qui rongent la société française et notredémocratie ?E. Todd. - J'ai accepté l'idée que l'élection de Nicolas Sarkozy, personnageviolent, vulgaire et vide, n'était pas une aberration. Il n'est pas parvenuau sommet de l'Etat malgré ses déficiences intellectuelles et morales, maisgrâce à elles ! Sarkozy est le révélateur de maux qui rongent une sociétéfrançaise menacée de tourner mal, dans le sens de l'appauvrissement, del'inégalité, de la violence. La France est frappée d'un vide idéologique etreligieux, d'une incapacité à produire des projets collectifs, d'uneobsession de l'argent, d'une stagnation éducative, d'une fragmentationsociale exacerbée par l'isolement d'une élite regardant de haut les classesinférieures de la population. Nous assistons aujourd'hui à unenarcissisation des comportements, mal beaucoup plus profond quel'individualisme. Le comportement du président est aussi une clé de lecturedu narcissisme et de l'exhibitionnisme, qui sont devenus une dimension de lavie sociale. L'adhésion des élites au libre-échange fait désormais souffrirla société dans son ensemble. Il y a dix ans, dans «l'Illusion économique»,je décrivais une société verrouillée où seulement 20% de la population avaitsimultanément une éducation et des revenus supérieurs, et contrôlait 50% durevenu national. Aujourd'hui, c'est 1% seulement de la population quiprofite matériellement du système. Je pars en guerre contre la caricature de«bobos» soi-disant privilégiés. Ils incarnent en réalité l'appauvrissementdes jeunes éduqués des classes moyennes, effectivement repoussés vers lesanciens quartiers populaires. Si le pouvoir et la richesse n'ont plus derapport avec le niveau d'éducation, alors la lutte des classes redevientpossible. Les classes moyennes choisiront de contester la classe supérieurequi les maltraite plutôt que de se retourner contre les prolétaires ou lesimmigrés de la dernière heure. J'attends comme une libération la montée dela colère politique de ces jeunes éduqués. Mais rien n'est joué !N. O. - Vous écrivez que le protectionnisme est la dernière chance de ladémocratie européenne. Pourquoi ?E. Todd. - Il y a des phases où le libre-échange est bénéfique, mais on n'enest plus là. La pression sur les salaires aboutit à l'insuffisance de lademande globale, à l'échelle planétaire. Avant la crise, le système tournaitgrâce aux Etats-Unis : en situation monétaire et militaire dominante, ilsconsommaient chaque année 800 milliards de dollars en trop, soit leurdéficit commercial annuel. L'Amérique était l'agent de relance de l'économiemondiale et sa surconsommation était financée par le mécanisme dessubprimes, des prêts hypothécaires, qui vient d'exploser. La globalisation adans un premier temps détruit des emplois dans la partie développée dumonde. Les pays émergents se sont nourris de cette destruction maisfinissent par être touchés par l'effondrement de la demande intérieure despays qu'ils étaient en train d'affaiblir. C'est le problème classique duvirus qui finit par tuer son hôte. L'Europe pourrait décider de devenir unespace de régulation économique se protégeant des importations et desdélocalisations vers les pays à bas salaire. Ce protectionnisme seraittechniquement facile pour une Europe de 450 millions d'habitants qui peutfinancer sans difficulté ses importations d'énergie et de matièrespremières, à la différence des Etats-Unis. Le but ultime du protectionnismen'est pas de repousser les importations venues des pays à l'extérieur del'Union européenne, mais de créer les conditions d'une remontée des salaireset de la demande intérieure. Imaginons que les élites françaises, redevenuesde vraies élites, se décident à assumer leurs responsabilités sociales, seconvainquent de la nécessité de passer au protectionnisme pour éviter unedestruction totale de l'industrie et du tissu social sur le Vieux Continent..Ce protectionnisme européen, c'est un projet pour toute une génération.C'est un horizon positif. N'oublions pas que la mise en place dulibre-échange qui nous détruit a pris deux générations.N. O. - Comment procéder ? Et comment convaincre l'Allemagne ?E. Todd. - Il y a une difficulté des élites françaises à accepter quel'économie allemande soit le coeur de l'industrie continentale, même si laFrance du TGV, d'Airbus et des centrales nucléaires existe. Pour convertirl'Europe au protectionnisme, il faut d'abord convaincre les dirigeantsallemands. Il faut faire comprendre à l'Allemagne qu'elle a plus à gagner àune relance de la demande intérieure européenne qu'à une poursuite indéfiniede la demande extérieure, chinoise ou mondiale. A la différence des Anglais,les Allemands ne sont pas des libre-échangistes identitaires ! Pour l'heure,ils se croient à tort bénéficiaires de la mondialisation. La France pourraitfaire valoir à l'Allemagne qu'en l'absence d'une réorientationprotectionniste européenne elle devrait quitter la zone euro, ou plusexactement la détruire, puisqu'elle serait immédiatement suivie parl'Italie, encore plus asphyxiée qu'elle par l'euro fort et fou. Affronterl'Allemagne sur la question du protectionnisme, ce n'est pas êtregermanophobe mais au contraire admettre son importance et exiger d'ellequ'elle tienne son rang politique et se sente responsable de l'Europe plutôtque de faire cavalier seul.N. O. - Quel rôle peut jouer la gauche française dans cette crise ?E. Todd. - Il faut que le PS, dont le vide doctrinal n'a rien à envier àcelui du sarkozysme, cesse de considérer le protectionnisme européen commeun sujet tabou. Il faut qu'il admette que la remontée des salaires et larelance de l'économie passent par l'émergence de cette Europe protégée etpar une renégociation serrée avec l'Allemagne. Heureusement, il y désormaisBenoît Hamon dont la motion inclut la dimension du protectionnisme. Grâce àlui, le PS a une chance de survie. On va voir s'il la saisit. Si Hamonéchoue, quelqu'un pourra écrire un livre du genre «Après le Partisocialiste».Emmanuel Todd Historien, démographe et sociologue, Emmanuel Todd est chercheur à l'Ined.Après «l'Illusion économique» et «Après l'empire», il poursuit sa réflexionen publiant cette semaine «Après la démocratie» chez Gallimard.Emmanuel Todd, Gilles Anquetil, François ArmanetLe Nouvel Observateur

jeannine 01/11/2008 13:55

Il faut bien s'amuser un peu, brigitte...c'est plutôt un sondage pour voir combien d'internautes qui ont choisi une autre motion, fréquentent ce site, donc sont, quelque part, en harmonie avec nous...il y en a déjà 3....

Christine RS21 01/11/2008 11:24

Tu as raison Brigitte. en aucun cas on ne peut prétendre que les sondages internet soient représentatifs !! Ils ne sont représentatifs de rien du tout, et celu-ci encore moins que les autres !! !! C'est bien le seul endroit ou j'espère on dépassera les 50 % !!! juste pour le plaisir.....