« Il vaut mieux être riche et en bonne santé que pauvre et malade » …..
Au moment où on observe les épidémies de grippe et de gastro-entérites, cet adage bien connu, devient désormais une réalité,
Après avoir été restreints dans la liberté de choix de leurs soignants (cf : médecin référent), les patients voient maintenant augmenter d’année en année la part non remboursée de leurs soins par la sécurité sociale :
Montant des retenues sur les « actes médicaux » :
1 euro par consultation.
18 euros pour tout acte supérieur à 91 euros
0,50 euro par boîte de médicaments
2 euros par transport sanitaire
La participation du patient augmente régulièrement pendant que le pouvoir d’achat, lui, baisse. On assiste là, ni plus ni moins, au début de la privatisation du système de santé. La santé devient une marchandise comme les autres. La notion de solidarité collective commence à en être exclue. C’est désormais le chacun pour soi avec une partie de la population exclue des soins. Mais où est la « cohésion sociale » (expression très en vogue actuellement !) lorsque l’accès aux soins commence à être réduit pour les plus pauvres ? Dans les quartiers populaires, le problème s’aggrave et devient une préoccupation quotidienne. Les associations de terrain tentent d’y faire face, souvent en vain. Payer 22 euros, c’est un problème, surtout qu’on y perd au passage 1 euro. Il y a désormais deux médecines : une médecine de survie, à laquelle on a recours dans l’urgence, à la dernière extrémité, quand la douleur devient insupportable, et une médecine du superflu. Les lunettes, les dents, c’est cher, on s’en passe ! Les cas de familles qui, après un rendez-vous chez l’ophtalmo, n’achètent pas les lunettes prescrites, découragées par la somme qui restera à leur charge, ne sont pas rares. De nombreuses études confirment ce constat. Le rapport 2007 sur l’état de santé de la population en France montre la persistance de « disparités sociales significatives en matière de santé ».
Selon la dernière enquête de l’Institut de
recherche en économie de la santé (IRDES), 14% de la population déclare avoir renoncé à des soins pour des raisons financières.
La négociation en terme de santé va bientôt devenir la LOI. On va bientôt devoir négocier sa santé avec son médecin ou son chirurgien de sorte qu’il applique le moins possible de dépassement
d’honoraires (ces dépassements d’honoraires ne sont le plus souvent que partiellement remboursés par les mutuelles ou les assurances que lorsque vous avez pris une couverture maximum : donc
chère).
Conclusion : il devient une habitude pour ce gouvernement d’épargner les plus riches et de pénaliser encore les plus faibles et les malades…..,la logique financière ou de rentabilité (cf : situation déplorable dans les hôpitaux français) étant devenu le critère principal de la santé.
Demain, ne rêvez pas : la santé sera trop chère pour vous !
| Juillet 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | ||||||
|
||||||||||
Commentaires