« L'ÉDIFICATION DU SOCIALISME : UNE TÂCHE ARDUE. »

Publié le par RS21



 

Un train roule et traverse l'URSS. Brusquement, il s'arrête. Le mécanicien affolé accourt dans un wagon : « camarade Vladimir Illich, les blancs ont coupé la voie ferrée, le train ne peut plus avancer, qu'allons-nous faire ? »

Lénine garde son sang froid, retrousse ses manches : « Allons, camarades, tous au travail, armons nous de pelles et de pioches et reconstruisons ensembles la voie ferrée. » Chacun se met au travail en chantant, et peu après, le train repart.

Il roule des jours et des nuits, puis s'arrête à nouveau, loin de toute gare. Le mécanicien, blême, accourt : « Camarade Jossip Vissarionovitch, la voie est coupée, les contre-révolutionnaires sont passés par là, que faire ? »

Staline n'hésite pas : « Il y a des traîtres parmi nous, que l'on fusille sur le champ la moitié des passagers ; quant aux autres, qu'on leur passe la chemise rayée et qu'ils se mettent au travail jusqu'à ce que la voie ferrée soit reconstruite. Peu importent les moyens. »

Ainsi fait-on sur le champ. Le train reprend sa route, traverse la taïga, et à nouveau le mécanicien voit les rails coupés devant lui. Cette fois, pense-t-il, ses minutes sont comptées, mais il faut bien avertir ; et ruisselant de sueurs froides, il surgit dans un wagon : « Camarade Nikita Sergueievitch, les ennemis de la révolution ne sont pas tous morts : la voie est à nouveau sabotée, nous ne pouvons poursuivre notre route ! »

Kroutchev lui dit alors : « Ce n'est rien, camarade mécanicien : prenons les rails qui sont derrière nous, reposons les devant et ainsi de suite, nous pourrons avancer quand même. »

Et au fil des kilomètres, les rails étaient levés, déplacés, le train roulait. Mais quelques temps plus tard, le mécanicien freine dans un grincement terrible ; glacé de peur, il se présente dans un wagon : « Camarade Leonide Illich, vous ne me croirez pas mais pourtant je vous assure, c'est vrai : les antisoviétiques et les impérialistes ont encore coupé la voie. Que faire ? »

« C'est fort ennuyeux, répond Brejnev, mais on peut s'en sortir : que l'on baisse les rideaux de tous les compartiments et que l'on secoue de temps en temps les wagons pour que tout le monde ait l'impression que nous avançons. »

 

Extrait de Nina et Jean Kehayan, Rue du prolétaire rouge , Le Seuil, 1978.

 

PS : Toute ressemblance avec une situation connue serait purement involontaire.

Publié dans BREVES

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jean luc 27/09/2009 22:08


S'ils sont d'accord qu'ils se dépêchent de rejoindre les Kouchner, Bockel et consorts au moins les choses seront plus claires


fmds21 27/09/2009 07:43


Jean-Luc certains au PS sont d'accord sans le dire trop fort. Une chose est sûre si Sarko le fait il ne reviendront pas en arrière au cas ou... Alain


jean luc 26/09/2009 14:11





Et pourtant il y a du grain à moudre mais j'ai bien peur que le moulin soit grippé !!
Ca y est, ils poussent à prolonger la retraite à 65 ans pour les fonctionnaires


Posté dans Politique par Gérard Filoche le 24 septembre 2009



jean luc 26/09/2009 14:05


Et pourtant il y a du grain à moudre mais j'ai bien peur que le moulin soit grippé !!


Ca y est, ils poussent à prolonger la
retraite à 65 ans pour les fonctionnaires


Posté dans Politique par Gérard Filoche le 24 septembre 2009



fmds21 25/09/2009 07:46


Yvette tout dépend de la direction l'aiguillage qui secoue dangereusement les wagons le conduit vers la gare du libéralisme Modemodémocraticosocialiste à la Blair Schröder... Alain