JE NE VOTERAI PAS "UTILE"

Publié le par RS21

Dans l’état actuel des choses, le choix politique dans la mare des candidat(e)s à la présidentielle est compromis.

Quel choix avons-nous quand un candidat de droite et une candidate de gauche font les mêmes propositions, basées sur une politique +/- social libérale ?

Quel choix avons-nous quand les « petits partis » se fondent dans la masse (MRC, PRG et bientôt peut-être les verts) ?

Quel choix avons-nous quand la « gauche de la gauche » est incapable d’aboutir à un consensus ?

Il n’y a pas de choix alors qu’il y a pléthore de candidat(e)s ! Que devons nous faire ? Le bon sens, qui est de plus en plus loin de chez nous, nous indique par la voix de la multitude qu’il faut « voter utile ». Qu’est ce que voter utile ? C’est voter pour le moins pire pour éviter que le pire n’arrive ! Voter pour Ségo pour éviter Sarko ? Voter pour Chirac pour éviter Le Pen ? Chouette !

Et quelle est la conséquence de cet appel à « voter utile » ? L’interdiction de voter selon ses convictions, qu’elles soient blanches, abstentionnistes ou extrêmes, car dans ce cas, nous prenons le risque d’avoir Le Pen au second tour !

Et bien je ne suis pas d’accord avec ce vote utile. Ma liberté qui provient notamment de la déclaration des droits de l'homme m'interdit de voter utile et m'autorise à m'abstenir!

Le vote utile supprime ce droit inaliénable de tous les françaises et français qui est de voter en son âme et conscience pour celui ou celle qu’il considère comme la ou le meilleur(e) à diriger ce pays.

Et pourquoi ? Pour éviter Le Pen au 2nd  tour ! Mais si le Pen est au 2nd tour, c’est parce que les français votent à 20 ou 25%  pour Le Pen, parce qu’ils ont peur de l’avenir, quand ils en entrevoient un ! A nous, d’ici au 1er tour, de leur démontrer que Le Pen ne les aidera pas, plutôt que d’essayer de les racoler en leur disant qu’on fera mieux (pire) que Le Pen ! De leur démontrer que des nouvelles institutions ou de nouveaux projets peuvent amener de l’espoir dans l’avenir.

Et c’est donc ça la démocratie, c’est donner l’occasion à chacun de s’exprimer par choix et non par défaut.

Emmanuel CHAUMERY (RS)

Publié dans RENOVATION SOCIALISTE

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Thomas Rudolf 23/12/2006 16:28

Eric,Je ne peux donner à manger aux ânes s'ils ne le veulent pas. Tous mes textes de gauche sont sur mon site.Je laisse le boums de campagne aux croyants., je suis athée et laïc.Mon site traite à présent de l'Europe de Hayek à Stiglitz, de Darwin à Friedmann, de Bolkenstein 1 à Bolkenstein 2. Je parie que madame P n'en est pas encore au courant.

EricRM21 23/12/2006 16:18

@Thomas R,
Aurais tu été touché par l'étoile de Noël, car pour une fois, j'ai bien tout compris ton texte galactique et je suis très d'accord avec toi.
Pourquoi , alors ne cherches tu pas avec tous tes textes( mais en écrivant en simple français s'il t plait) , de contribuer à suivre la voie de la réussite à l'élection, et à expliquer qu'il faut voter Ségo, même si elle ne représente que 80% de la gauche rose et 10% de la gauche rouge?
Et Emmanuel C , cesse un peu d'expliquer que tu n'es pas content du choix qui a été fait et mets toi au boulot de la reconstruction socialiste .  Si tu dépenses autant d'énergie à coller les affiches Ségo que tu en as pour le dénigrement de tout et de rien, alors on gagnera.
merci , et bon réveillon
Eric RM21
 

Thomas Rudolf 23/12/2006 09:44

Malheureusement LF avait surfé sur la vague du NON et ne l'avait pas, et de très loin, initiée. Malheureusement il y en tous les matins qui se lèvent pour faire la relance conjoncturelle de l'espoir et qui se sentent investis par des appels supérieurs pour ne s'écrouler que comme un soufflé pourri.
Tant qu'un charisme altruiste et tant que les singletons épars dans le cosmos peuple ne se seront pas agrégés autour de la tâche d'urgence, de survie, de sauvegarde et de construction, il ne se passera rien. Il ne se passera rien, et le transfert des richesses se fera.
Les imbus de leur historicité du cartel des gauches splitées dans leurs sillogismes sont responsables de la non percée de la Gauche, tout comme le PS qui est hors jeu depuis longtemps.
Que d'irresponsabilité de malotrus qui se la pètent et qui étouffent tout ce qui bouge en la Gauche pour se maintenir dans leurs sandales.

SAINT-AUBIN Paul 23/12/2006 07:58

VIFS REMERCIEMENTS A LAURENT FABIUS ET PERSPECTIVE D’AVENIR !
 


 

J ’ai le grand honneur, cher camarade Ministre de vous adresser d’abord, un grand MERCI, en mon nom et au nom de celui de toutes et tous les militant(e)s dévoués qui ont oeuvré,  de manière paisible,  mais avec force,  pour l’avancée de vraies solutions socialiste !
 


 

Il n’est pas de "défaite" en politique pour un homme d’intelligence et de volonté, que vous êtes, oh combien. Le grain semé dans le sol germine et le blé finit toujours par éclore ...
 


 

Nous avons tous vécu, une campagne politique menée dans un contexte difficile et passablement "téléguidée», au sens premier de ce terme, et "saturée" par les "MEDIAS",  comme saisis et  déchaînés par la "bienpensance" et souhaitant « prendre leur revanche sur la victoire du NON au référendum de mai 2005.
 

 
 

L’intelligence collective des adhérents, parfois de très fraîche date et d’aussi fraîche  culture socialiste,  a été parfois "engloutie" par les passions faciles, j’allais dire les peurs primitives,  de celles et ceux qui souffrent et sont "à la peine", accablés par plus de vingt-cinq ans de régression salariale et sociale et un quinquennat désastreux, à tous points de vue.
 


 

Cela, n’est pas nouveau,  depuis que se sont levés les multiples ruisseaux, d’abord minuscules puis si divers, de la si vaste et variée famille d’idées socialistes, unifiée au début du XX° siècle, par l’immense et généreux, Jean JAURES et par  son "disciple", le  si attachant, Léon BLUM, à la "finesse d’esprit" ciselée.
 


 

Le Peuple qui doit toujours rester la référence première et ultime peut souvent s’emballer, s’égarer parfois sur des chemins de traverse ; ou renâcler devant des choix difficiles.
 


 

Cependant, la patiente raison et le retour au réel, inévitablement apportés par l’expérience historique permet aussi, à ceux qui ont vu juste, plus tôt que d’autres, de retrouver leur rôle, désormais magnifié par leur lucidité initiale qui fait leur grandeur.
 


 

Il arrive aussi, malheureusement que, le Peuple appelle aux responsabilités des "leaders" lucides, mais trop tard...
 


 

Ainsi, en a t’-il été pour Léon BLUM, dés son retour en 1937,  pour Paul RAYNAUD et pour le colonel De GAULLE en 1940 !
 

De même, Pierre MENDES-FRANCE avait parfaitement "vu juste" sur le délitement et le nécessaire relèvement des institutions, mais dans un sens vraiment Républicain,  de 1954 à 1958.
 

Hélas, ce que les deux essayistes, M. et S.BROMBERGER ont joliment   nommé : «  les 13 complots du 13 mai 1958 »,  avec l’armée d’Algérie, en embuscade,   conduisirent à une toute autre réforme, celle d’une constitution  de la V° République, taillée à la mesure   d’un homme illustre, mais  désespérante d’autoritarisme et  « pétrie » dans tous ses dispositifs juridiques de tendance au  pouvoir personnel, à la technocratie triomphante  et à l’abaissement constant du Parlement.
 


 


 

Jean-Pierre CHEVENEMENT, aussi,  nous avait, avec prescience et raison, mis  en garde, dès 1983, contre les dogmes monétaristes qui ont enserré l’Europe dans leurs serres de malheur et leur carcan de désindustrialisation et de désespérance sociale ...
 


 

L’important est de tenir bon, avec la raison, le calme et l’horizon de notre chère France et de chère Europe comme une boussole.
 


 

La crise de réajustement et, même de bouleversement mondial des prospérités économiques, est si puissante que les "mesures cosmétiques" et les simples "artifices de communication " ne tiendront pas longtemps parce qu ‘ils ne seront pas à la mesure des vrais enjeux ; c’est à dire : préserver nos chers Peuples Européens de l’appauvrissement et du déclin.
 


 

Pour cela, il faut impérativement construire une autre Europe, beaucoup plus politique qui ose et sache prendre toutes ses véritables responsabilités dans le "concert mondial des Nations " et les concurrences souvent, âpres et rudes.
 


 

* Un NON au référendum d’illusions, qui nous était proposé s’imposait certes, et votre position courageuse et au début, "à contre-courant", a été en quelque sorte vraiment fondatrice.
 

Votre honneur est d’être celui qui a osé sonner le "tocsin" de la rescousse politique et du relèvement intellectuel européen.
 


 

Mais il faut désormais dépasser dialectiquement ce mouvement de refus et d’alarme.
 


 

L’expérience piteuse tentée par le regroupement dit "anti-libéral" montre et prouve que l’on ne construit pas plus sur un  nouveau "Cartel  des NONS" que sur un "château de sable".
 


 

Au delà, de l’alarme et du ressaisissement, il faut s’efforcer de faire naître et de créer patiemment une HEGEMONIE d’idées, premier échelon de l’accession au pouvoir pour transformer vraiment les situations figées, notre "société bloquée" et même percluse, d’immobilismes en raison de son absence de confiance dans sa jeunesse et dans les catégories de salariés et les classes moyennes, frappées à leur tour par le spectre  du "déclassement".
 

Il faudra, en premier lieu, tout faire pour aider à sortir l’économie européenne du "bois dormant", dans lequel elle s’étiole et dépérit !
 


 

Vous nous avez donné l’élan et le courage au plus bas de l’étiage du débat d’idées, mais confiance et espoir ! Le vrai et le souhaitable, finissent presque toujours par se rejoindre et renouer avec le succès.
 


 

La France et l’Europe restent fortes de leur long passé et de leurs hautes traditions et il nous appartient de la remettre en phase avec l’évolution du Monde ; mais pour cela, sans pratiquer le funeste "égoïsme sacré" des nationalismes, mais avec un sens bien compris de l’intérêt de tous qui passe d’abord par la sauvegarde et le relèvement rapide du moral et de l’économie de nos Peuples.
 


 

Un investissement immense dans la recherche et un nouveau pari de l’éducation restent parmi nos meilleurs atouts, sachant bien sûr que nous ne sommes pas seuls et que les autres ne nous attendent pas...
 


 

Assez d’inconscience et de démagogie intéressée "anti-Etat" qui ont été portés par un "néolibéralisme" aussi ravageur que funeste, en réalité paravent des bas instincts égoïstes et contraire à la conscience et au mouvement historiques de notre Peuple.
 


 

Cette politique "néolibérale", faite de résignation et d’abandons programmés,  n’est, bien entendu,  plus à même de jouer le rôle premier qui est demandé à la  Politique, c’est-à-dire : défendre, coûte que coûte, ses Peuples et ses mandants.
 


 

Mais, Peut être pour que votre digne et belle campagne politique germe et produise ses fruits ainsi que pour ancrer votre courant d’idées dans la permanence, vous faudrait-il vous donner les outils théoriques nécessaires (revue, forum, Blog, Etc.) pour que puisse s’ancrer le relais et la permanence dans le temps, jusqu’à ce que les idées que vous avez courageusement et brillamment défendues montrent leur justesse et que les yeux se dessillent !
 

Et n’en doutez pas un instant, cher camarade Ministre, ils se dessilleront et votre heure viendra pour le plus grand bien de beaucoup d’"humbles" et de "modestes" qui n’en peuvent plus de souffrir, portant aujourd’hui « en berne », les espoirs de notre chère France et de notre chère Europe.
 


 

Veuillez, cher camarade, Laurent FABIUS, accepter l’expression de profonde gratitude et de mes très profonds sentiments d’espérance.
 


 


 


 

Paul Saint-Aubin, Toulouse, le 23-12-2006.
 


 

Emmanuel Chaumery 22/12/2006 22:52

Bof, on est toujours le con de quelqu'un, si ça peut te faire plaisir.