POURQUOI LA GAUCHE N'EST PAS DANGEREUSE POUR LA DROITE ?

Publié le par RS21

Le titre de ce petit billet d’humeur joue, comme chacun l’aura compris, avec celui du dernier ouvrage de notre camarade Jacques Généreux : « Pourquoi la droite est dangereuse ».
C’est à la fois un hommage à la qualité de l’analyse qui s’y manifeste, mais aussi une volonté de montrer qu’elles sont les exigences abandonnées par le Parti socialiste au regard de cette impitoyable exégèse de l’intentionnalité programmatique des capitalistes ultralibéraux français.
La première exigence devrait être, à n’en pas douter, la réappropriation collective par le mouvement socialiste de l’excellence critique de certains de ses membres.
Est-ce à dire par là, que la question obsédante de l’occupation du Pouvoir efface le temps préalable d’une véritable critique par laquelle trouve à se fixer la justesse des propositions ?
Il semble bien que cela soit le cas aujourd’hui au Parti socialiste qui laisse en jachère, outre l’analyse critique de ses échecs passés, une analyse des conditions par lesquelles le monde se présente aujourd’hui aux femmes et aux hommes dans son nouvel emballage capitaliste. Un déficit de la critique dont les effets organisent les incertitudes de nos concitoyens tout autant que la suspicion qu’ils manifestent à l’égard de leurs représentants momentanés.
Pour ceux qui ne se résignent pas, et que nous classons encore dans la catégorie de « gauche » devenue peu à peu sans substance, cette indétermination du fond idéologique, entérinée par ceux qui revendiquent encore la direction du mouvement socialiste, devient indécente. L’absence critique prend alors comme une fatalité les couleurs de l’acceptation des conditions idéologiques dominantes.
La multiplicité des propositions du « Pacte présidentiel » ne masque pas ce déficit de cohérence critique. Les conditions d’existence que ce « pâ(c)té » prétend subvertir ne sont égratignées que par le plaisir de promesses rapides et la réalité impensée du monde se chargera d’en rendre aussi rapidement illusoire l’exercice.
Une deuxième exigence s’impose d’elle-même en contrepoint de cette vacuité idéologique. Celle de maintenir, absolument et malgré les impératifs du calendrier républicain, un pôle permanent de vigilance critique au sein du Parti socialiste.
Je me demande si les militants de « Rénova(c)tion socialiste » ne sont pas en train de remplir collectivement cet office comme Jacques Généreux s’y atèle dans la relative solitude de sa place singulière.

Allez savoir !

Michel GROS

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Lionel 31/03/2007 17:13

Généreux, c'est un économiste, vraiment ?

Thomas Rudolf 21/03/2007 23:06

Tu en as la preuve.

Michel GROS 21/03/2007 12:19

Mais, cher Thomas, nous ne sommes pas des imbéciles.

Thomas Rudolf 21/03/2007 11:38

J'avais prévu et écrit ceci dès 1989.