NOMINATIONS CADEAUX : UN SYSTEME A RENOVA(C)TER …………

Publié le par RS21

A toutes les fins de règnes, alors que nos monarques et autres éminences font leurs cartons pour laisser place nette aux nouveaux arrivants, on assiste à une débauche de reclassement, de « recasages », de parachutages, de créations de postes, pour récompenser les copains les plus fidèles par les postes les plus en vue. Noël avant l’heure, en quelque sorte, avec distribution de cadeaux pour les amis, les proches et la famille…. politique, le tout financé, bien sûr,  aux frais du contribuable. Les  suivants au pouvoir auront donc tout loisir de gérer cet héritage parfois bien encombrant !

A cette liste impressionnante :

Après Jean-Louis Debré, nommé à la tête du Conseil Constitutionnel, Laurent Le Mesle (conseiller de Chirac) au poste de Procureur Général de Paris, le  juge Philippe Courroye au poste de procureur de la République de Nanterre, Bruno Racine et Alain Seban (moins connus mais néanmoins amis de Jacques Chirac) respectivement nommés à la tête de la Bibliothèque de France et du centre Georges- Pompidou, Muriel Mayette, à la tête de la Comédie-Française, Bernard Notari, (du cabinet de Renaud Donnedieu de Vabres) mis à la tête du château de Fontainebleau, Jacques Martial à la Présidence du Parc de la Grande Halle de la Vilette, Madame Grenier comme responsable de l’espace expositions du Palais de Tokyo, Michel Blangy, responsable du domaine de Chambord, etc… etc…(liste non exhaustive…)

Viennent s’ajouter ces derniers exemples en date : une valse de nominations d’ex membres de cabinets ministériels à des postes clefs qui vont « bleuir » et faire bleuir au sens propre, la magistrature réputée plutôt à gauche.

Toutes ces pratiques souveraines et arbitraires vont à l’encontre de notre idéal de rénovation des pratiques politiques et il est bien temps d’abolir ce système des privilèges qui voit primer la loyauté politique sur  la compétence et la valeur professionnelles. Il faut reconsidérer et réformer totalement ce  processus de nomination qui est à bout de souffle et instaurer une système transparent : ex : un appel à candidatures qui pourrait être lancé avec examen d'une commission indépendante.

Il y a du pain sur la planche !

 

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jpp 07/04/2007 17:11

Robespierre dénonçait déjà le complot des copains et des coquins, rien n'a changé sous le soleil.Je pene qu'aux USA, ils sont plus pragmatiques,dès que la majorité change ils commencent par virer tous les hauts fonctionnaires qui ont servi le gouvernement précèdent.Si seulement on pouvait faire la même chose!

fmds21 07/04/2007 07:23

Brigetoun pas trop d'illusions, le suzerain est désigné par ses vassaux en retour il faut bien qu'il en récompense un max pour motiver le parterre des courtisans sinon le système se bloque, le suzerain devient le grand perdant et ça il ne peut le supporter. Alain

brigetoun ou brigitte celerier 06/04/2007 09:59

j'ai uand même l'impresion que ce fut moins cinglant de notre cpoté, et qu'il est résté pas mal de gens à pouvoirs de nuisance (ce qui est moralement bien) - tous les candidats promettent qu'ils supprimeront ces nominations par la présidence, plus ou moins, qu'en sera-t-il ?

Thomas Rudolf 06/04/2007 09:26

...sans les 500 et sans les fonctionnaires et putschistes des partis qui font des primaires d'opérette et de Caf'Conce..La VIème devra réformer aussi les partis. Mais comme les partis fonctionnent comme des sociétés privées, des SàRl, le droit public ne pourra s'immiscer dans le droit privé.Et dire que nous devons aller voter pour ce machin.Bien sûr j'irai, en votant à gauche.

jl 06/04/2007 08:17

La démocratie, Thomas, c'est la suffrage universel sans les 500 signatures. avec un Coluche Président il y aurait eu à manger, à boire,  à travailler, à se loger pour tout le monde.