RENOVA(C)TION
Un congrès chasse une élection et nous voilà de nouveau au travail ! Un tout petit répit de rien du
tout depuis les municipales et les grandes manoeuvres commencent et re-commencent. Contacts tous azimuts, longues conversations politiques téléphoniques ou de visu, pour faire le
point. On répertorie les camarades qui partagent notre point de vue, on se compte, on met en place un plan "d'attaque", des stratégies, bref, ça y est, c'est
reparti vers un nouveau congrès ! Mais il est vrai que cette fois,(comme d'habitude peut-être ??) le travail en vaut la chandelle...
Le secrétariat fédéral est convoqué ainsi que le conseil Fédéral !
Alors, en guise de préambule et pour se mettre dans l'ambiance (!), je vous propose ce premier appel plus que séduisant de Jean Luc MELENCHON :
UN AUTRE FUTUR EST POSSIBLE
1) Le congrès du Parti socialiste est convoqué. Ses décisions impliqueront l’avenir de la gauche et par là même celui du pays. Il
ne saurait se réduire à une compétition de personnes en vue de l’élection présidentielle qui aura lieu dans quatre ans ! Surtout si cette compétition doit donner une illusion de choix alors que
les orientations politiques de chacun seraient quasiment identiques. Il n’est pas vrai qu’il n’y a qu’une orientation possible et crédible à gauche ni que face aux destructions sociales et
écologiques du
capitalisme de notre temps, la modernité soit du côté de la ligne sociale-démocrate ou
démocrate. Celle-ci est partout en impasse dans le monde. Ni nostalgie, ni fuite en avant. Il ne faut pas engager le PS français plus loin dans cette voie qui conduit tant de partis
sociaux-démocrates à gouverner aujourd’hui avec la droite. Le PS ne doit pas encenser davantage l’économie de marché et faire du capitalisme un horizon indépassable. Surtout au moment où celui-ci
entre dans une crise autodestructrice dont les conséquences s’abattent sur les salariés et les sociétés. Pour qu’un autre futur soit possible, ce débat doit s’engager clairement et publiquement,
non seulement entre socialistes mais devant le pays.
2) Cette question se concentre sur des choix concrets. Quelques uns surgissent de
l’actualité immédiate.Luttons-nous contre la financiarisation de
l’économie ou bien accumulons-nous les vœux pieux sur la nécessité de « réguler le marché » au moment où des socialistes français dirigent les principales institutions de la mondialisation
économique ? Quel rapport de forces construisons-nous avec le capitalisme ? Et quand il faut passer au compromis avec le capital, quelle logique favorisons-nous ? Celle des secteurs financiers ?
On en connaît le prix : dictature du court terme, abaissement des acquis sociaux, destruction des services publics, traité de Lisbonne. Ou celle des secteurs productifs réels ? Sinon comment
négocier les salaires, les conditions et le contenu du travail, les qualifications en vue de l’intérêt
général ?
Faut-il procéder à la refonte républicaine des
institutions et de la société française ou bien continuer les bricolages sur la constitution de la Cinquième République ? Comment organisons-nous l’intervention populaire dans les choix
politiques, depuis leur élaboration jusqu’à leur mise en œuvre ? Faut-il étendre l’exigence de laïcité à de nouveaux secteurs de la vie en société ou bien faut-il se résigner à ouvrir des espaces
publics aux injonctions des religieux ?
Affronte-t-on la crise
écologique en réorientant impérativement la production et ses contenus ou bien se contente-t-on d’organiser les droits à pollution ? Eradique-t-on la pauvreté ou bien organise-t-on son
soulagement ? Inversons-nous la clef de répartition des richesses entre capital et travail ou bien modérons-nous la ponction des profits ? Affrontons-nous le modèle libéral de construction
européenne ou bien y consentons-nous ? Participe-t-on à la politique impériale des Etats-Unis ou bien affirme-t-on l’indépendance militaire et diplomatique de la France dans le monde ? Et pour
former une majorité nouvelle en France, quelle alliance politique et sociale faut-il former ? Avec le centre ou avec toute la gauche sans exclusive ? Les deux ne sont pas possibles en même temps.
L’exemple italien en atteste. En France, les élections municipales récentes n’ont pas davantage démontré l’efficacité électorale de l’alliance avec le Modem. Au contraire. C’est pourquoi nous
optons au niveau national pour la méthode mise en œuvre avec succès dans de nombreuses localités : un front de gauche sans exclusive sur la base d’un programme de gouvernement
commun.
3) Nous respectons la contradiction des analyses qui s’expriment sur tous ces sujets au Parti socialiste. Elle concentre les enjeux de notre temps pour la gauche comme pour la société. Seule une confrontation franche et sérieuse, un débat exigeant, rend possible l’action efficace. Encore faut-il que tous les points de vue soient représentés pour que le débat soit possible. Dans ce contexte, on voit bien se présenter dans le débat des socialistes les diverses nuances du point de vue démocrate et social-démocrate dominant en Europe. On connaît ses nombreux candidats. Mais le programme de la gauche d’alternative qui a pourtant permis les victoires aux élections nationales dans le passé, est absent. La gauche du Parti socialiste est muette. Elle est balkanisée. Du coup elle semble aujourd’hui hors jeu. Dès lors, elle porte une responsabilité dans le rabougrissement du débat d’orientation des socialistes. Elle en sera même la première coupable si elle renonce à s’exprimer et à proposer ses idées. La gauche du Parti socialiste doit s’assumer. Elle doit porter dans le Parti socialiste le programme de gauche qui répond à l’urgence sociale et politique. Le sort réservé à cette gauche au PS sera un révélateur. Jusque-là le PS était un lieu nourri par les différentes cultures de la gauche française. Est-ce encore le cas ? Ou bien le PS n’est-il plus qu’un parti de centre gauche, uniformisé, imperméable à l’urgence sociale, conformément au modèle dominant en Europe ?
Pour notre part, nous prendrons l’initiative du texte et des candidatures qui permettent à l’alternative de gauche de s’exprimer. Nous le ferons avec autant d’autres que possible. Nous le ferons seuls si nécessaire. Nous allons donc agir et nous rendre disponibles pour qu’un regroupement de toutes les gauches du Parti socialiste devienne possible. Un regroupement sans exclusive ni a priori. Tourné vers les convergences pour l’avenir plutôt que vers les divergences du passé.
En socialistes nous disons : l’avenir ce n’est pas ce qui va se passer mais ce que nous allons faire.
Socialisme et démocratie :
courant animé par Dominique Strauss-Kahn, Jean-Christophe Cambadélis et Alain Bergounioux (lancé à l'automne 2001).
Réformer : club de réflexion et sensibilité animé par Martine
Aubry
Nouvelles voix : (proche de François Hollande), animé par Gaëtan Gorce et Jean-Louis Bianco a été fondé pour "travailler ensemble, à l'écart des ambitions présidentielles et avec le seul souci de l'intérêt du PS" !! (tout un programme…)
Pour la République sociale : association politique animée entre autres par Jean-Luc Mélenchon fondée en mai 2004 "ayant vocation à replacer les valeurs républicaines au cœur de l'union des gauches".
Utopia : animé par Franck Pupunat. La principale inspiration de ce mouvement est le travail du philosophe Dominique Méda.
Nouveau parti socialiste (NPS) co-animé par, Benoît Hamon et Henri Emmanuelli.
Rénover
Maintenant animé par Arnaud Montebourg
Le Pacte
Rénovateur : animé par David ASSOULINE
et Dominique BERTINOTTI qui relie, à l’intérieur du PS, les adhérents qui soutiennent le projet de rénovation politique initié et porté par Ségolène Royal.
Gauche Avenir : animé par Marie Noëlle
LIENEMANN
Cercle des enjeux socialistes et républicains : animé par Gaspard-Hubert B. LONSI KOKO http://www.enjeux-socialistes.fr/ a pour objet de permettre aux
sympathisants et adhérents du Parti Socialiste, issus de l'immigration non-européenne et des DOM-TOM, de participer à la vie socio-politique en France et d'apporter des analyses sur une
mondialisation juste et humaine.
Forces militantes : animé par Marc Dolez qui avait fusionné avec le courant regroupé autour de la revue Démocratie & Socialisme de Gérard Filoche, duquel il s'est séparé le 1er avril 2007.
Réformisme et rénovation R2 : nouveau courant issu de la gauche moderne de Jean Marie BOCKEL
La Forge : Benoît HAMON
Rassembler à
gauche : Laurent Fabius
Désirs d’Avenir : animé par
Ségolène ROYAL
Convictions : animée
par Bettina Laville (71). Résulte de la fusion de trois clubs : Convaincre (créé en 1985 par Michel Rocard), Échange et Projets (créé en 1973 par Jacques
Delors et présidé de 1996 à 1998 par Jean-Baptiste de Foucauld), Initiatives (créé en 1991 par Jean-Paul Huchon)
CSPRG : animé par Michaël MOGLIA
Rénova(c)tion Socialiste : animé par Emmaneul CHAUMERY
Et sans même mentionner les nombreux courants de Jeunes socialistes ( MJS....)
A vous d'étudier ce que proposent ces divers courants ! Ne vous y perdez pas trop !! Bon courage.....
Je vous livre l’excellent texte de Rémi LEFEBVRE, politologue et camarade du Nord.
« La machine à trahir » aurait-elle fait une nouvelle victime ? Arnaud Montebourg, député, a été élu, le jeudi 20 mars 2008, président du conseil
général de Saône-et-Loire. Farouche défenseur du mandat unique et partisan non moins résolu de la suppression des départements, le fondateur de la Convention pour la VIe République n’aura résisté
que deux mandats à la loi d’airain de la professionnalisation politique.
Le
rénovateur a cédé aux charmes conservateurs de l’institution départementale. Le voilà normalisé et le combat pour la limitation du cumul des mandats sans doute durablement désarmé au PS. Le
cumulant a pour lui une certaine lucidité : « J’étais un intrus dans le système, maintenant je suis plus conforme », déclare-t-il à Libération le 23 février
2008.
Avant de rentrer dans le rang, l’avocat est longtemps apparu comme un franc
tireur cultivant jusque dans son éloquence une certaine hétérodoxie. Le parangon de vertu républicaine fit de « la modernisation » de la vie politique et du changement des institutions une marque
politique.
Son brûlot, La machine à trahir, paru en 2000 aux Editions
Denöel, est un réquisitoire contre les institutions de la Ve République. Ses pages parmi les plus sévères portent sur… le cumul, la décentralisation et le conseil général. Dans un chapitre
consacré à « la dictature des élus locaux », il stigmatise « les féodaux du suffrage universel » qui « ont pris le pouvoir dans les chefs-lieux, parfois jusqu’à l’ivresse
» (page 106).
« Le pouvoir,
écrit-il, ses attributs et ses indemnités sont l’âme de leur passion première
». Leur vocation essentielle est « leur propre réélection » (page 109). La décentralisation est « une usine à fabrication de notables, génération après génération » : « les plus
jeunes[1] vont succéder aux plus vieux, avec le même souci de conservatisme des structures administratives, en en faisant payer aux territoires leur inefficacité
maladive ». Le poids du conseil général est dénoncé avec soin : « Imitation miniature des défauts nationaux de la concentration des pouvoirs, le département symbolise l’échec de la
décentralisation » (page 121). Et le procureur d’appeler de ses vœux une suppression du département, « urgente car elle participera à la véritable libération des territoires » (page
129).
On tient là peut-être la secrète motivation d’Arnaud Montebourg : une
vocation de « libérateur » des territoires et de fossoyeur du département. Le nouveau conseiller général chercherait-il à subvertir l’institution qu’il préside en contribuant à la suppression du
département ? Il est fort probable au contraire qu’il rejoigne avec le temps les rangs des départementalistes, organisé en un puissant lobby, transpartisan, particulièrement influent au Sénat
(comme il l’a démontré lors du débat sur l’acte II de la décentralisation en affaiblissant son orientation initiale qui était régionaliste).
En mai 2003, Arnaud Montebourg et Vincent Peillon défendent encore le mandat national uniqueet la fusion des
échelons territoriaux dans la motion qu’ils présentent au congrès de Dijon, publiée chez Denoël encore : « les mandats nationaux doivent être des mandats uniques et les parlementaires se
consacrer pleinement à la tâche pour laquelle ils sont élus » (page 62).
Pour
motiver sa décision de cumuler, Arnaud Montebourg a largement puisé dans le répertoire traditionnel de légitimation du cumul qu’il avait lui-même dénoncé : « ne pas apparaître hors sol »
(l’était-il dans la mesure où, en tant que député, il est élu dans le cadre d’une circonscription où il peut rendre des comptes à ses électeurs) ou « acquérir de la crédibilité » (la
direction d’un exécutif départemental la confère-t-elle ? la crédibilité est-elle affaire de concentration de pouvoir ?).
A ces arguments qu’il jugeait naguère spécieux, il ajoute des considérations liées au statut d’opposant du PS. Il s’agit de résister au « sarkozysme », de «
préparer l’alternance » et de développer des politiques locales qui pourront être généralisées lorsque le PS aura retrouvé le chemin du pouvoir. Oui mais pourquoi alors conserver son mandat de
député ? L’argument pourrait porter si les politiques locales menées par le PS étaient politisées et si les collectivités locales étaient construites, comme ce fut le cas dans les années 70,
comme des contre-pouvoirs. Mais ce n’est pas le cas.
Les élus socialistes ont renoncé
depuis bien longtemps à faire des pouvoirs locaux des outils de transformation sociale ou de lutte contre les inégalités. Les régions arrachées à la droite en 2004 devaient constituer des «
vitrines » du socialisme. Il n’en fut rien. Que sont devenus par exemple les « emplois tremplins » ? L’autonomie locale est la règle. Chaque élu est maître dans son territoire et le parti a
renoncé à contrôler ses élus. Ces derniers dans une logique notabiliaire classique cherchent avant tout à conforter leur implantation et répugnent à tout marquage partisan ou idéologique de leur
action.
La vieille notion de « socialisme municipal » a été exhumée pendant la
campagne mais ses contours idéologiques apparaissent très flous. Le PS a produit à l’occasion du scrutin un des programmes municipaux les plus courts de son histoire : quatre pages d’objectifs
très généraux sans valeur prescriptive pour les communes.
Les raisons de ce
renoncement sont plus triviales. Arnaud Montebourg a échappé de peu aux dernières législatives à une sortie du jeu politique qui aurait sans doute été irréversible. Il n’a été réélu qu’avec
50,37% des suffrages au terme d’une campagne particulièrement disputée. Il dit lui-même avoir connu « une near political death experience ». Il cherche ainsi par le cumul à « sécuriser »
sa carrière politique (le cumul comme assurance « vie politique ») et à conforter son implantation locale (comme François Hollande en Corrèze, Claude Bartolone en Seine saint Denis, ou Laurent
Fabius, futur président du Grand Rouen…) alors que le PS s’installe durablement dans l’opposition.
Arnaud Montebourg est bien à l’image d’un PS de plus en plus notabilisé et professionnalisé où domine un cynisme de plus en plus affirmé. Alors qu’il a
perdu il y a moins d’un an, pour la troisième fois consécutive, l’élection présidentielle, le PS n’a jamais été aussi puissant sur le plan local. Les notables socialistes se sont repliés sur
leurs bastions. Arnaud Montebourg, notable en devenir, cultive le sien. Il ne sera pas le premier « outsider » pourfendeur des élus à être devenu notable lui-même. La contestation du pouvoir des
notables est traditionnellement un discours d’entrée en politique au PS.
Le cas «
Montebourg » pose à la science politique une question classique. Faut-il incriminer « l’acteur » ou « le système » ? Le PS, dominé par un électoralisme de plus en plus prégnant,ne produit guère
d’incitations à la vertu et n’oppose plus aucune résistance à la professionnalisation politique. La « logique des élections intermédiaires » assure au PS de confortables positions locales qu’un
appareil partisan déliquescent n’est pas en mesure de pouvoir contrôler. Les cumulants socialistes invoquent souvent le « système » pour justifier qu’individuellement ils pratiquent un cumul
qu’ils peuvent par ailleurs dénoncer dans leurs prises de position.
Pour ne pas se « désarmer » face à l’adversaire, la limitation doit être une règle générale (et non interne à une organisation). C’est la position, commode,
qui avait été avancée lorsque le Sénat s’était opposé en 2000 à la suppression du cumul des députés-maires. L’exemplarité a pourtant des vertus en politique et le PS s’honorerait d’appliquer à
lui-même les règles du jeu qu’il souhaite imposer à tous. Sur le plan électoral, cette exemplarité compenserait très probablement les pertes liées à la déconcentration des
mandats.
La limitation du cumul des mandats perd ainsi un de ses plus ardents défenseurs. François Rebsamen ne s’y est pas trompé
d’ailleurs : « au moins on n’entendra plus parler du cumul des mandats » (Libération le 23 février 2008). Un espace politique est peut-être disponible pour un nouvel « outsider
». Arnaud Montebourg s’était engagé à ne pas prolonger au-delà de trois mandats son activité de parlementaire. Serait-ce l’autre raison inavouée de sa volonté de cumuler (ménager l’avenir…) ? Ou
faut-il s’attendre à un nouveau renoncement ?
[1] Arnaud Montebourg a 46 ans, ce qui est assez jeune pour un président de conseil général.
Rémi LEFEBVRE
Beaucoup d’entre nous s’inquiètent de l’orientation sociale démocrate libérale du PS. Des voix à
l’intérieur du Ps dénoncent cet état de fait c’est le cas Marc Dolez et de Benoît Hamon. Il nous appartient d’être vigilants lors des prochains votes en section. Et cela passe par de la pédagogie
à l’intérieur du PS et non pas une désertion vers un "extérieur indéfini" !
Synthétisé pour ne fâcher personne, comme précédemment expliqué sur ce blog, le texte est, à priori, supposé amendable !
Dans l'Hebdo des socialistes du 26
avril précisions sur les conditions du dépôt des amendements.
"J'invite les premiers secrétaires fédéraux à transmettre la déclaration à tous les secrétaires de section pour que ceux-ci organisent des
réunions sur ce thème. Ensuite, les fédérations devront organiser une journée de travail départementale dont l'objectif sera après discussion, de déterminer les propositions que la fédération
décide de transmettre à la commission nationale. La méthode de travail qui devra être retenue dans les fédérations est celle qui a présidé à l'organisation des débats au niveau national.
Ainsi, seules les propositions qui auront fait l'objet d'un travail collectif en vue de
trouver un consensus au sein de la fédération pourront être transmises."
Dixit Kader Arif
Veuillez concrètement traduire par là, une quasi impossibilité de faire parvenir quelque amendement que ce soit !! Si vous trouvez un moyen, faites le nous savoir très vite, car nous
avons quelques propositions à faire !!
Bon courage et merci !
Suite à l'excellente interview de Benoît Hamon à
Mediapart, (article réservé aux abonnés) par Stéphane ALLIES, intitulée "Benoît Hamon veut que le PS «remette du clivage» dans les débats"
du 09/05/08, je publie les commentaires non moins excellents, de mon ami et camarade
CFO.
"Merci, Benoit Hamon, d'être toujours là pour tenter de nous sortir des petites
arrières cuisines (pas toujours ragoutantes) au sein desquelles les débats préparatoires au prochain Congrès du PS ont toutes les chances de s'enfermer à nouveau au cours des prochains
mois.
Les mêmes causes produisant les mêmes effets, la vieille structure féodale du PS est en effet en train de se
remettre en branle pour nous préparer à nouveau le primat des écuries sur la construction d'un vrai projet alternatif apte à remobiliser largement ses électeurs
potentiels.
Combien de défaites nationales faudra-t-il encore pour que les militants exigent des cadres du PS que leurs
stratégies de reconquête du pouvoir soient enfin dirigées vers l'extérieur plutôt qu'entre eux et en vase clos?
Combien
de déconfitures post électorales faudra-t-il encore pour que les militants rejettent le principe du choc récurrent des égos, manifestation interne de la structuration délétère des institutions de
la Vème République autour de la Présidentielle?
"Notre candidat c'est le projet" clamait déjà le NPS avant que les
prémices du Congrès du Mans ne lui fassent perdre un peu de sa superbe...
Et c'est bien en effet le projet qu'il s'agit
désormais de construire, bien avant de se poser la question de celui ou celle qui portera cette oeuvre collective devant les électeurs dans 4 ans.
Et l'analyse qui acte que ce sont les droites dures qui ont désormais le vent en poupe en Europe, et ce, notamment grâce à la désertion croissante des
électeurs de gauche devant les regrettables dérives d'une social-démocratie hypnotisée par les sirènes du libéralisme économique Anglo-Saxon, devient tout simplement incontournable pour bâtir ce
projet.
Car face à une droite décomplexée, sûre du bon droit des plus privilégiés et revancharde sur les valeurs
sociétales portées par l'après 68, comment croire que ceux qui se pensent progressistes puissent se contenter d'une simple perspective visant à gérer le réel sans oser revendiquer l'idéal
?
Au delà des seules incantations sur le pouvoir d'achat, et des négociations laborieuses sur la soi-disant réforme des
institutions, ce qui manque à l'évidence aujourd'hui au PS, ça n'est pas un leader (d'ailleurs hypothétique), mais surtout de tracer les grandes lignes de ce que pourrait être la vraie "France
d'après", et notamment pour ceux qui ne voient aujourd'hui d'autre avenir que celui de la régression régulière de leurs conditions d'existence et de celles de leurs
enfants.
La dernière campagne présidentielle a bien montré que la victoire revenait à celui qui avait été le mieux
capable d'y faire croire, quitte à ce que les envolées lyriques d'un Henri Guéno montrent en quelques mois seulement aux yeux de tous, la vacuité des convictions qui auraient du en être les
fondations...
Dans ce contexte, la responsabilité de la gauche dans son ensemble (et du PS en particulier) est donc
désormais non seulement de permettre à ses électeurs potentiels de croire à un nouveau projet (projet qui doit donc être forcément alternatif à ceux d'une social-démocratie en panne dans les
urnes), mais aussi de se contraindre à le penser pour qu'il soit transposable dans les faits.
Le projet de La Forge
paraît clairement sous tendu par cette exigence incontournable. Donnons du temps au temps (comme l'aurait dit qui-vous-savez...), et voyons ce qui en sortira.
Et c'est là tout l'enjeu de l'action des "Reconstructeurs" que de refuser une mise sous tutelle à contretemps du PS par l'une des écuries qui se profilent à
l'horizon et de permettre ainsi à de telles tentatives de n'être pas une nouvelle fois étouffées dans l'oeuf.
Les cassandres habituels seraient donc bien inspirés pour une fois de ne pas prendre la proie pour l'ombre et des alliances pouvant parfois apparaître comme contre nature comme
des axes programmatiques."
CFO
12/05/08
Les candidats en présence pour prendre la tête du PS. On est reparti dans la guerre des égos ! Jugez plutôt….
Bertrand DELANOE, son credo : « Clarté, courage, créativité : pour un grand congrès socialiste », il est accompagné d'une liste de 93 signataires, dont Lionel Jospin (cette liste compte 17 élus de la capitale mais aussi quelques premiers secrétaires fédéraux de province. On note la présence du strauss-kahnien Michel Destot, maire de Grenoble, mais aussi du maire de Strasbourg, Roland Ries, qui avait soutenu Mme Royal. D'ici au congrès, il devra convaincre d'autres signataires, en faisant notamment pression sur le courant strauss-kahnien - composé de nombreux anciens jospiniens et rocardiens – et s’engager dans une tentative de rapprochement avec les fabiusiens. Il a refusé l'accord avec le MoDem à Paris et fait ainsi les yeux doux à la gauche du parti.Il réunit ses troupes samedi prochain à la Mutualité à Paris.
Ségolène ROYAL
Ségolène ROYAL : son credo « congrès utile et serein ». Soutenue pour l’instant par François REBSAMEN,Gérard COLLOMB, Georges FRECHE, Vincent PEILLON, Michel SAPIN. Elle
revendique également le soutien de 25 fédérations dont l'Aude, le Var, la Somme ou encore l'Indre-et-Loire.
Pierre MOSCOVICI (proche de Dominique Strauss-Khan) lui, présentera une contribution avec Arnaud Montebourg et Rénover Maintenant (enfin ce qu’il en reste !!). Montebourg se verrait bien en échange appuyé par Moscovici pour conquérir la présidence du groupe socialiste à l'Assemblée nationale dans quelques mois ! Toujours rien sans rien ! « Il est utile de débattre avec les partisans de Laurent Fabius, d'Arnaud Montebourg ou de Martine Aubry, pour identifier des convergences, voire aller au-delà. » déclare-t-il !
Martine AUBRY a déclaré souhaiter "faire entendre sa voix avec d'autres". Si la maire de Lille se fait discrète, sa candidature se fait de plus en plus pressentir ? Animatrice entre autres des « reconstructeurs » : les amis de DSK et de Montebourg, ceux de Martine Aubry et de Laurent Fabius, elle compte bien tirer son épingle du jeu. Les reconstructeurs se réunissent le 1er juin prochain à l'ENSAM de Paris.
Julien DRAY est "prêt" à assumer les fonctions de premier secrétaire : « Non seulement, je crois que je peux gagner mais je crois que c'est nécessaire ».
Claude BARTOLONE a récemment dit qu’il se sentait l’étoffe d'un Premier secrétaire du PS.
Marylise LEBRANCHU estime pouvoir "répondre aux critères" pour occuper la fonction de Premier secrétaire.
Benoît HAMON : député européen, représentant la gauche du PS se place comme un candidat qui pourrait avoir du poids s'il était rejoint par les autres candidats "de l'aile gauche" comme Bartolone.
Manuels VALLS, député-maire PS d'Evry s’interroge ?
Laurent FABIUS ????
Bref pas un jour sans qu’une nouvelle candidature voit le jour et
contrairement à ce que l’on voudrait faire croire, le choix du projet viendra visiblement bien après celui du leader !! Et c’est
encore là ou le bât blesse… Bref, tout le monde attend. Personne ne se sent majoritaire, ni minoritaire !! A
suivre…évidemment....
Quelques mots juste pour faire la démonstration de la logique du parti socialiste dans son entêtement à privilégier les personnalités plutôt que le
projet. A croire vraiment que le PS n’a pas assez pris de claques aux élections pour comprendre ! On arrive à des subtilités totalement opaques pour les militants et à plus forte
raison pour les électeurs ! Voyez plutôt….
Ségolène Royal et Bertrand Delanoë sont d'accord sur l'essentiel pour ne pas dire sur
tout, mais sont devenus des ennemis farouches.
Arnaud Montebourg a soutenu de toutes se forces, Ségolène ROYAL et son projet, pendant la
campagne Présidentielle, mais… allez comprendre la démarche ?? il estime aujourd’hui qu’elle n’est pas en capacité de prendre les rennes du parti.
Dominique Strauss-Kahn vilipende depuis plus de 3 ans les rénovateurs et ce jusqu’à Dimanche
dernier où il décide, contre toute attente, de signer une motion avec eux et de devenir tout d’un coup « Reconstructeur ». Mieux, le clou ! Laurent Fabius était en désaccord total avec Dominique Strauss-Kahn, lui même en désaccord avec Arnaud Montebourg, et ce jusqu’à aujourd’hui lorsqu’il déclare
qu’il va faire alliance avec eux deux ??
En résumé, tout le
monde « joue » contre tout le monde mais s’allie avec tous contre d’autres !
Vous aurez deviné que la construction « temporaire » de ses alliances vise à mettre
en place des stratégies fondées uniquement sur des personnes et sur ce qu’elles représentent, un peu comme des chiens qui délimitent leur territoire, et qui entament des bagarres, dès que l’autre
franchit le cercle sacré. Une mise en intimidation en quelque sorte des uns et des autres…
Rien d’autre que l’envie et l’amour du pouvoir ne peut sous-tendre de telles alliances, hier
encore, presque contre-nature ! Certes, la situation n’est pas figée et il est fort probable que nous parvenions à des renversements de
situations rapides et tout aussi illogiques. Mais le congrès de Reims s’annonce, ainsi bien décevant et réduit à la plus simple
expression d’un combat d’egos et de pouvoir pour une place en or en 2012.
Mais qui peut bien comprendre ce qui se passe dans cette pétaudière (comme dirait Cambadélis) ? Et comment ne pas dénoncer ce barnum ? Y aura-t-il encore quelques
voix militantes pour expliquer comment le PS a décidé de se tirer une balle dans la tête à défaut du pied ?
En tout cas, aucun de ces Bertrand, Ségolène, Arnaud, Laurent Dominique ou autre, ne pourra jamais me convaincre qu’ils ou qu’elles sont les femmes/hommes providentiels pour le
Parti Socialiste et pour la France……
J’attends encore des éléments tangibles de projet, d’orientation, de
programme, de volonté, d’envie, bref de conviction, qui pourront me faire croire qu’il y a encore un avenir ou j’irai même jusqu’à dire « un désir d’avenir (voyez où j’en suis
rendue !!) dans ce parti !
Ce n’est pas gagné…..
Ces dix-sept là ont encore, contre l’avis de leur parti (en l’occurence le PS) publié une tribune dans le journal Le Monde, et pire, tranquillement
et manifestement sans remord, approuvé une réforme constitutionnelle présentée par Sarkozy and Co..
Argument avancé : « cette révision est un progrès important que l'on ne
doit pas laisser tomber même s'il est imparfaite » : argument qui me paraît irrecevable ! Il y a peut-être quelques améliorations, à
la marge, mais rien qui ne changera la face de la France voire pire………… Comment pourrait-il en être autrement compte tenu de l’ origine politique de cette loi ?
Encore une bien mauvaise façon de s’y prendre pour reconquérir la confiance des électeurs ! Manque de crédibilité, comme
d’habitude et bataille d’égo, encore : ils sont prêts à tout et n’importe quoi pour exister ! Prêts même à admettre qu’il est
normal que le Sénat ne puisse connaître l'alternance et que le temps de parole du président de la république ne soit pas comptabilisé ?
Alors pour qu’on ne les oublie pas, à l’instar de ceux qui ont voté pour la révision
constitutionnelle à Versailles (souvenez-vous !) :
Six députés parisiens, rien que ça ! et aussi le bourguignon Gaëtan Gorce,
sans oublier évidemment Manuel Valls (je militerais bien pour qu’il prenne sa carte à l’UMP) Etonnant, cependant de Didier Migaud
??
Favorable à la Convention pour la 6ème République, c'est
dire si je tiens à un changement de nos institutions. Il me semble justement, que cette réforme fait semblant de moderniser la 5e République, sans toucher à l'essentiel. Je ne souhaiterais pas
donner l'impression d'être obtus et sectaire, mais je profite de l’occasion pour dénoncer quelques mesures : en l'occurrence le choix sur le mode d'élection des sénateurs et sur le
pluralisme dans l'expression dans les médias (prise en compte du temps de parole du Président, qui actuellement n'est nullement décompté). Pas grand chose sur le non-cumul des mandats pour les
parlementaires, qui permettrait une autre organisation du temps de travail des députés, et donc une revalorisation conséquente du pouvoir législatif.
Et, nulle part le mot parité, ou meilleure représentation des femmes, dans les différentes
instances politiques. Refus aussi pour le droit de vote des résidents étrangers.
Bref…… pendant ce temps là, 17 députés socialistes amusent leurs égo comme des petits fous et moi adhérente du PS,
j’ai la gueule de bois au réveil sans même avoir picolé !!
L’acceptation des régressions sociales et le discours décliniste sont aujourd’hui devenus la norme, le clivage entre le conservatisme et le progrès est escamoté derrière des réformes qui en
réalité sont autant de retours en arrière.
Nos concitoyens attendent un message d’espoir face à une droite décomplexée qui multiplie les attaques. Le libéralisme économique atteint de nouvelles limites tout en maintenant son hégémonie. Il nous appartient alors, d’ouvrir une voie dans le désenchantement imposé par la pensée dominante pour préparer l’avenir. Seule une gauche résolue et déterminée peut remettre la justice sociale au coeur de l’action politique, dépasser le modèle exclusif du libre-échange sans précaution et redonner du sens au clivage gauche/droite.
A cette fin nous devons réconcilier la France avec le progrès qui doit être notre boussole.
Forger les idées et les outils de ces reconquêtes, c’est ce que nous vous proposons dans ce processus d’élaboration de notre contribution pour le prochain Congrès du Parti Socialiste.
Un renversement de cycle.
La convergence et la coïncidence de 4 crises mondiales majeures (financière, alimentaire, énergétique, écologique) bouleversent les principes sur lesquels les sociétés occidentales fondaient leur prospérité et leur développement. Nous entrons dans le deuxième âge de la globalisation. Le modèle économique libéral montre des limites sérieuses quant à sa capacité à répondre à la demande sociale et aux nécessités de développement au niveau mondial. Là où les conservateurs privilégient le court terme, les socialistes doivent voir loin. Ils doivent anticiper la société post-libérale et proposer un Etat régulateur et innovateur comme réponse à l’urgence sociale, économique et écologique. Cette proposition, c’est à la gauche de la porter et de l’imposer dans le débat démocratique alors que la droite démantèle la puissance publique.
Le choc des défaites.
Depuis juin 2006, la sociale démocratie européenne a enregistré 13 défaites lors des 15 derniers scrutins nationaux. La crise de la sociale démocratie est générale. Elle oblige à un inventaire serein des erreurs stratégiques et politiques accumulées depuis plus de 10 ans. Si la gauche a prospéré dans les années 90 dans le sillage des victoires britanniques et allemandes, sur une offre politique sociale libérale, elle ne lui a pas permis de conserver le pouvoir dans les années 2000. De ce point de vue la situation de la gauche française n’est pas si singulière. Adossée à une offre politique semblable à celle de ses voisins, elle échoue à leur instar. Si la modernité se définit par la rupture avec les cadres conservateurs de pensée, la social-démocratie européenne doit rapidement abandonner une orientation qui lui a soustrait une part importante du vote ouvrier et populaire, réduit le poids total de la gauche et l’a éloigné durablement des responsabilités. Le monde a changé. L’avenir de la gauche française ne peut pas consister à mimer le « New Labour » ou le SPD des années 90, l’avenir du PS ne peut pas être le passé de la social-démocratie européenne. L’efficacité électorale commande de renouer avec les classes populaires plutôt que de confier notre sort politique à l’air du temps.
Des marges de manœuvre politiques existent en dépit d’une situation difficile et complexe.
Le discours politique est influencé par une forme de déclinisme, de fatalisme, développés y compris, parfois, dans nos rangs, qui a pour conséquence d’empêcher l’émergence d’une alternative à la pensée dominante. Le progrès de nos sociétés ne peut pas se concevoir seulement en contrepartie systématique de sacrifices de la part de la majorité de ses membres. Sans nier la nécessité de l’effort collectif, la gauche ne peut plus se contenter au nom d’une prétendue "responsabilité" de rejoindre la droite sur le but et le contenu des réformes structurelles, se distinguant seulement sur les dosages ou l’agenda. Quand la droite promet aux hommes et aux femmes de notre pays un avenir noir, le « devoir de grisaille » ne fait pas office d’arc en ciel.
Nous pouvons et nous devons lever une espérance.
L’intelligence, l’initiative, la créativité, l’engagement existent dans le mouvement social, dans les universités, dans la jeunesse, dans le monde économique ou culturel. Cette espérance existe déjà, dans un contexte certes différent, en Amérique du Sud et du Nord. 1968 nous offre l’occasion de célébrer un grand mouvement social de conquêtes. Alors qu’aujourd’hui, se mobiliser se résume souvent à résister. La gauche doit retrouver cet esprit pour conquérir de nouveaux droits et élargir l’espace de nos libertés. Cette voie est plus exigeante que la confortable adaptation aux exigences des canons de la pensée unique qui nous mène à d’inévitables déconvenues.
Changer notre offre politique.
Nous n’avons plus gagné les présidentielles depuis 20 ans, les législatives depuis 11 ans. Il faut changer de cycle et d’orientation, renouveler les équipes.
Les mêmes lignes n’ont pas plus de chance de faire gagner les socialistes demain qu’hier. La gauche est immobile parce qu’elle s’incarne dans les mêmes comportements, les mêmes réflexes, les mêmes mots et souvent le même cynisme depuis 20 ans. Il nous faut surtout éviter un nouveau congrès de Rennes, qui propose le choc de deux profils sans différence majeure de ligne. Nous ne pouvons pas nous permettre le luxe de laisser des écuries présidentielles déchirer le Parti Socialiste. Cet affrontement fait peser une menace lourde sur l’avenir du PS, son intégrité, son image dans la population et son existence même.
Le congrès du PS doit alors être le congrès de l’anticipation et de la relance.
L’élection de Nicolas Sarkozy est l’aboutissement de la défaite culturelle de la gauche, résultat des batailles que nous n’avons pas menées. Les Socialistes doivent tourner cette page ! Ils doivent définir une politique qui remette le progrès au service de l’humanité.
Notre première responsabilité est d’imaginer la France d’après Sarkozy. Imaginer un contexte où, il est à redouter que les inégalités sociales et leur cortège de violence auront augmenté et alors qu’auront été simultanément affaiblis les instruments de régulation, d’intervention et de redistribution, nationaux et continentaux.
La modernité, c’est anticiper et préparer le post-libéralisme et construire la gauche du XXIe siècle qui saura remettre la justice sociale au coeur de l’action politique.
Pour cela la démarche de Reconquêtes passe par la mise en débat de propositions fortes. C’est le sens des forums auxquels nous vous invitons.
Henri Emmanuelli et Benoît Hamon
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