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Une réforme nécessaire pour rénover la politique

RENOVA(C)TION

Rénova(c)tion Socialiste 
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Mardi 13 mai 2008

 




Suite à l'excellente interview de Benoît Hamon à Mediapart, (article réservé aux abonnés) par Stéphane ALLIES, intitulée "Benoît Hamon veut que le PS «remette du clivage» dans les débats" du 09/05/08,  je publie les commentaires non moins excellents, de mon ami et camarade CFO.

"Merci, Benoit Hamon, d'être toujours là pour tenter de nous sortir des petites arrières cuisines (pas toujours ragoutantes) au sein desquelles les débats préparatoires au prochain Congrès du PS ont toutes les chances de s'enfermer à nouveau au cours des prochains mois.
Les mêmes causes produisant les mêmes effets, la vieille structure féodale du PS est en effet en train de se remettre en branle pour nous préparer à nouveau le primat des écuries sur la construction d'un vrai projet alternatif apte à remobiliser largement ses électeurs potentiels.
Combien de défaites nationales faudra-t-il encore pour que les militants exigent des cadres du PS que leurs stratégies de reconquête du pouvoir soient enfin dirigées vers l'extérieur plutôt qu'entre eux et en vase clos?
Combien de déconfitures post électorales faudra-t-il encore pour que les militants rejettent le principe du choc récurrent des égos, manifestation interne de la structuration délétère des institutions de la Vème République autour de la Présidentielle?
"Notre candidat c'est le projet" clamait déjà le NPS avant que les prémices du Congrès du Mans ne lui fassent perdre un peu de sa superbe...
Et c'est bien en effet le projet qu'il s'agit désormais de construire, bien avant de se poser la question de celui ou celle qui portera cette oeuvre collective devant les électeurs dans 4 ans.
Et l'analyse qui acte que ce sont les droites dures qui ont désormais le vent en poupe en Europe, et ce, notamment grâce à la désertion croissante des électeurs de gauche devant les regrettables dérives d'une social-démocratie hypnotisée par les sirènes du libéralisme économique Anglo-Saxon, devient tout simplement incontournable pour bâtir ce projet.
Car face à une droite décomplexée, sûre du bon droit des plus privilégiés et revancharde sur les valeurs sociétales portées par l'après 68, comment croire que ceux qui se pensent progressistes puissent se contenter d'une simple perspective visant à gérer le réel sans oser revendiquer l'idéal ?
Au delà des seules incantations sur le pouvoir d'achat, et des négociations laborieuses sur la soi-disant réforme des institutions, ce qui manque à l'évidence aujourd'hui au PS, ça n'est pas un leader (d'ailleurs hypothétique), mais surtout de tracer les grandes lignes de ce que pourrait être la vraie "France d'après", et notamment pour ceux qui ne voient aujourd'hui d'autre avenir que celui de la régression régulière de leurs conditions d'existence et de celles de leurs enfants.
La dernière campagne présidentielle a bien montré que la victoire revenait à celui qui avait été le mieux capable d'y faire croire, quitte à ce que les envolées lyriques d'un Henri Guéno montrent en quelques mois seulement aux yeux de tous, la vacuité des convictions qui auraient du en être les fondations...
Dans ce contexte, la responsabilité de la gauche dans son ensemble (et du PS en particulier) est donc désormais non seulement de permettre à ses électeurs potentiels de croire à un nouveau projet (projet qui doit donc être forcément alternatif à ceux d'une social-démocratie en panne dans les urnes), mais aussi de se contraindre à le penser pour qu'il soit transposable dans les faits.
Le projet de La Forge paraît clairement sous tendu par cette exigence incontournable. Donnons du temps au temps (comme l'aurait dit qui-vous-savez...), et voyons ce qui en sortira.
Et c'est là tout l'enjeu de l'action des "Reconstructeurs" que de refuser une mise sous tutelle à contretemps du PS par l'une des écuries qui se profilent à l'horizon et de permettre ainsi à de telles tentatives de n'être pas une nouvelle fois étouffées dans l'oeuf.
Les cassandres habituels seraient donc bien inspirés pour une fois de ne pas prendre la proie pour l'ombre et des alliances pouvant parfois apparaître comme contre nature comme des axes programmatiques."

CFO
12/05/08

par RS21 publié dans : CONGRES PS 2008 communauté : RECONSTRUIRE LES GAUCHES
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Mercredi 7 mai 2008


Beaucoup d’entre nous s’inquiètent de l’orientation sociale démocrate libérale du PS. Des voix à l’intérieur du Ps dénoncent cet état de fait c’est le cas Marc Dolez et de Benoît Hamon. Il nous appartient d’être vigilants lors des prochains votes en section. Et cela passe par de la pédagogie à l’intérieur du PS et non pas une désertion vers un "extérieur indéfini" !
Synthétisé pour ne fâcher personne, comme précédemment expliqué sur ce blog, le texte est, à priori, supposé amendable !
Dans l'Hebdo des socialistes du 26 avril précisions sur les conditions du dépôt des amendements.

"J'invite les premiers secrétaires fédéraux à transmettre la déclaration à tous les secrétaires de section pour que ceux-ci organisent des réunions sur ce thème. Ensuite, les fédérations devront organiser une journée de travail départementale dont l'objectif sera après discussion, de déterminer les propositions que la fédération décide de transmettre à la commission nationale. La méthode de travail qui devra être retenue dans les fédérations est celle qui a présidé à l'organisation des débats au niveau national. Ainsi, seules les propositions qui auront fait l'objet d'un travail collectif en vue de trouver un consensus au sein de la fédération pourront être transmises."
Dixit Kader Arif

Veuillez concrètement traduire par là, une quasi impossibilité de faire parvenir quelque amendement que ce soit !! Si vous trouvez un moyen, faites le nous savoir très vite, car nous avons quelques propositions à faire !!
Bon courage et merci !

 

par RS21 publié dans : CONGRES PS 2008 communauté : RECONSTRUIRE LES GAUCHES
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Samedi 26 avril 2008

 

 

Je vous livre l’excellent texte de Rémi LEFEBVRE, politologue et camarade du Nord.

« La machine à trahir » aurait-elle fait une nouvelle victime ? Arnaud Montebourg, député, a été élu, le jeudi 20 mars 2008, président du conseil général de Saône-et-Loire. Farouche défenseur du mandat unique et partisan non moins résolu de la suppression des départements, le fondateur de la Convention pour la VIe République n’aura résisté que deux mandats à la loi d’airain de la professionnalisation politique.
Le rénovateur a cédé aux charmes conservateurs de l’institution départementale. Le voilà normalisé et le combat pour la limitation du cumul des mandats sans doute durablement désarmé au PS. Le cumulant a pour lui une certaine lucidité : « J’étais un intrus dans le système, maintenant je suis plus conforme », déclare-t-il à Libération le 23 février 2008.
Avant de rentrer dans le rang, l’avocat est longtemps apparu comme un franc tireur cultivant jusque dans son éloquence une certaine hétérodoxie. Le parangon de vertu républicaine fit de « la modernisation » de la vie politique et du changement des institutions une marque politique.
Son brûlot, La machine à trahir, paru en 2000 aux Editions Denöel, est un réquisitoire contre les institutions de la Ve République. Ses pages parmi les plus sévères portent sur… le cumul, la décentralisation et le conseil général. Dans un chapitre consacré à « la dictature des élus locaux », il stigmatise « les féodaux du suffrage universel » qui « ont pris le pouvoir dans les chefs-lieux, parfois jusqu’à l’ivresse » (page 106).
« Le pouvoir, écrit-il, ses attributs et ses indemnités sont l’âme de leur passion première ». Leur vocation essentielle est « leur propre réélection » (page 109). La décentralisation est « une usine à fabrication de notables, génération après génération » : « les plus jeunes[1] vont succéder aux plus vieux, avec le même souci de conservatisme des structures administratives, en en faisant payer aux territoires leur inefficacité maladive ». Le poids du conseil général est dénoncé avec soin : « Imitation miniature des défauts nationaux de la concentration des pouvoirs, le département symbolise l’échec de la décentralisation » (page 121). Et le procureur d’appeler de ses vœux une suppression du département, « urgente car elle participera à la véritable libération des territoires » (page 129).
On tient là peut-être la secrète motivation d’Arnaud Montebourg : une vocation de « libérateur » des territoires et de fossoyeur du département. Le nouveau conseiller général chercherait-il à subvertir l’institution qu’il préside en contribuant à la suppression du département ? Il est fort probable au contraire qu’il rejoigne avec le temps les rangs des départementalistes, organisé en un puissant lobby, transpartisan, particulièrement influent au Sénat (comme il l’a démontré lors du débat sur l’acte II de la décentralisation en affaiblissant son orientation initiale qui était régionaliste).
En mai 2003, Arnaud Montebourg et Vincent Peillon défendent encore le mandat national uniqueet la fusion des échelons territoriaux dans la motion qu’ils présentent au congrès de Dijon, publiée chez Denoël encore : « les mandats nationaux doivent être des mandats uniques et les parlementaires se consacrer pleinement à la tâche pour laquelle ils sont élus » (page 62).
Pour motiver sa décision de cumuler, Arnaud Montebourg a largement puisé dans le répertoire traditionnel de légitimation du cumul qu’il avait lui-même dénoncé : « ne pas apparaître hors sol » (l’était-il dans la mesure où, en tant que député, il est élu dans le cadre d’une circonscription où il peut rendre des comptes à ses électeurs) ou « acquérir de la crédibilité » (la direction d’un exécutif départemental la confère-t-elle ? la crédibilité est-elle affaire de concentration de pouvoir ?).
A ces arguments qu’il jugeait naguère spécieux, il ajoute des considérations liées au statut d’opposant du PS. Il s’agit de résister au « sarkozysme », de « préparer l’alternance » et de développer des politiques locales qui pourront être généralisées lorsque le PS aura retrouvé le chemin du pouvoir. Oui mais pourquoi alors conserver son mandat de député ? L’argument pourrait porter si les politiques locales menées par le PS étaient politisées et si les collectivités locales étaient construites, comme ce fut le cas dans les années 70, comme des contre-pouvoirs. Mais ce n’est pas le cas.
Les élus socialistes ont renoncé depuis bien longtemps à faire des pouvoirs locaux des outils de transformation sociale ou de lutte contre les inégalités. Les régions arrachées à la droite en 2004 devaient constituer des « vitrines » du socialisme. Il n’en fut rien. Que sont devenus par exemple les « emplois tremplins » ? L’autonomie locale est la règle. Chaque élu est maître dans son territoire et le parti a renoncé à contrôler ses élus. Ces derniers dans une logique notabiliaire classique cherchent avant tout à conforter leur implantation et répugnent à tout marquage partisan ou idéologique de leur action.
La vieille notion de « socialisme municipal » a été exhumée pendant la campagne mais ses contours idéologiques apparaissent très flous. Le PS a produit à l’occasion du scrutin un des programmes municipaux les plus courts de son histoire : quatre pages d’objectifs très généraux sans valeur prescriptive pour les communes.
Les raisons de ce renoncement sont plus triviales. Arnaud Montebourg a échappé de peu aux dernières législatives à une sortie du jeu politique qui aurait sans doute été irréversible. Il n’a été réélu qu’avec 50,37% des suffrages au terme d’une campagne particulièrement disputée. Il dit lui-même avoir connu « une near political death experience ». Il cherche ainsi par le cumul à « sécuriser » sa carrière politique (le cumul comme assurance « vie politique ») et à conforter son implantation locale (comme François Hollande en Corrèze, Claude Bartolone en Seine saint Denis, ou Laurent Fabius, futur président du Grand Rouen…) alors que le PS s’installe durablement dans l’opposition.
Arnaud Montebourg est bien à l’image d’un PS de plus en plus notabilisé et professionnalisé où domine un cynisme de plus en plus affirmé. Alors qu’il a perdu il y a moins d’un an, pour la troisième fois consécutive, l’élection présidentielle, le PS n’a jamais été aussi puissant sur le plan local. Les notables socialistes se sont repliés sur leurs bastions. Arnaud Montebourg, notable en devenir, cultive le sien. Il ne sera pas le premier « outsider » pourfendeur des élus à être devenu notable lui-même. La contestation du pouvoir des notables est traditionnellement un discours d’entrée en politique au PS.
Le cas « Montebourg » pose à la science politique une question classique. Faut-il incriminer « l’acteur » ou « le système » ? Le PS, dominé par un électoralisme de plus en plus prégnant,ne produit guère d’incitations à la vertu et n’oppose plus aucune résistance à la professionnalisation politique. La « logique des élections intermédiaires » assure au PS de confortables positions locales qu’un appareil partisan déliquescent n’est pas en mesure de pouvoir contrôler. Les cumulants socialistes invoquent souvent le « système » pour justifier qu’individuellement ils pratiquent un cumul qu’ils peuvent par ailleurs dénoncer dans leurs prises de position.
Pour ne pas se « désarmer » face à l’adversaire, la limitation doit être une règle générale (et non interne à une organisation). C’est la position, commode, qui avait été avancée lorsque le Sénat s’était opposé en 2000 à la suppression du cumul des députés-maires. L’exemplarité a pourtant des vertus en politique et le PS s’honorerait d’appliquer à lui-même les règles du jeu qu’il souhaite imposer à tous. Sur le plan électoral, cette exemplarité compenserait très probablement les pertes liées à la déconcentration des mandats.
La limitation du cumul des mandats perd ainsi un de ses plus ardents défenseurs. François Rebsamen ne s’y est pas trompé d’ailleurs : « au moins on n’entendra plus parler du cumul des mandats » (Libération le 23 février 2008). Un espace politique est peut-être disponible pour un nouvel « outsider ». Arnaud Montebourg s’était engagé à ne pas prolonger au-delà de trois mandats son activité de parlementaire. Serait-ce l’autre raison inavouée de sa volonté de cumuler (ménager l’avenir…) ? Ou faut-il s’attendre à un nouveau renoncement ?

[1] Arnaud Montebourg a 46 ans, ce qui est assez jeune pour un président de conseil général.

Rémi LEFEBVRE

par RS21 publié dans : CONGRES PS 2008 communauté : RECONSTRUIRE LES GAUCHES
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Mardi 8 avril 2008

ParlonsNet n°7 J.L. Mélenchon Socialisme



Quelle stratégie pour J.L. Mélenchon au sein du PS ou en dehors, entre analyse et doutes existentiels. Y aller ou pas, dehors ou dedans ?  Toute la question reste posée et elle résonne dans nos têtes de militants de la gauche du PS dans cette période d'avant-congrès !
par RS21 publié dans : CONGRES PS 2008 communauté : RECONSTRUIRE LES GAUCHES
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Vendredi 4 avril 2008




En préambule du congrès, il est intéressant de répertorier les courants et les sensibilités du PS. Voici donc, même si elle est déjà fort longue, une liste probablement non exhaustive des courants, sensibilités, mouvements ou clubs..... qui coexistent à l’intérieur du PS !! Cette longue liste, même si elle témoigne de la plus grande pluralité démocratique au sein de ce parti, n’en reste pas moins ridicule par le nombre et la diversité de ses composantes !!
Imaginez un instant comment un militant de base peut s'y retrouver ? Cependant il va devoir le faire.....

Socialisme et démocratie : courant animé par Dominique Strauss-Kahn, Jean-Christophe Cambadélis et Alain Bergounioux (lancé à l'automne 2001).

Réformer : club de réflexion et sensibilité animé par Martine Aubry

Nouvelles voix :     (proche de François Hollande), animé par Gaëtan Gorce et Jean-Louis Bianco a été fondé pour "travailler ensemble, à l'écart des ambitions présidentielles et avec le seul souci de l'intérêt du PS" !! (tout un programme…)

Pour la République sociale : association politique animée entre autres par Jean-Luc Mélenchon fondée en mai 2004 "ayant vocation à replacer les valeurs républicaines au cœur de l'union des gauches".

Utopia : animé par Franck Pupunat. La principale inspiration de ce mouvement est le travail du philosophe Dominique Méda.

Nouveau parti socialiste (NPS) co-animé par, Benoît Hamon et Henri Emmanuelli.

Rénover Maintenant animé par Arnaud Montebourg

Le Pacte Rénovateur  :  animé par David ASSOULINE et Dominique BERTINOTTI qui relie, à l’intérieur du PS, les adhérents qui soutiennent le projet de rénovation politique initié et porté par Ségolène Royal.

Gauche Avenir : animé par Marie Noëlle LIENEMANN

Cercle des enjeux socialistes et républicains 
 : animé par Gaspard-Hubert B. LONSI KOKO http://www.enjeux-socialistes.fr/ a pour objet de permettre aux sympathisants et adhérents du Parti Socialiste, issus de l'immigration non-européenne et des DOM-TOM, de participer à la vie socio-politique en France et d'apporter des analyses sur une mondialisation juste et humaine.

Forces militantes : animé par Marc Dolez qui avait fusionné avec le courant regroupé autour de la revue Démocratie & Socialisme de Gérard Filoche, duquel il s'est séparé le 1er avril 2007.

Réformisme et rénovation R2 : nouveau courant issu de la gauche moderne de Jean Marie BOCKEL

La Forge : Benoît HAMON

Rassembler à gauche  : Laurent Fabius

Désirs d’Avenir
 : animé par Ségolène ROYAL

Convictions
 : animée par Bettina Laville (71). Résulte de la  fusion de trois clubs : Convaincre (créé en 1985 par Michel Rocard), Échange et Projets (créé en 1973 par Jacques Delors et présidé de 1996 à 1998 par Jean-Baptiste de Foucauld), Initiatives (créé en 1991 par Jean-Paul Huchon)

CSPRG : animé par Michaël MOGLIA

Rénova(c)tion Socialiste : animé par Emmaneul CHAUMERY

Et sans même mentionner les nombreux courants de Jeunes socialistes ( MJS....)

A vous d'étudier ce que proposent ces divers courants ! Ne vous y perdez pas trop !! Bon courage.....

par RS21 publié dans : CONGRES PS 2008 communauté : RECONSTRUIRE LES GAUCHES
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