RENOVA(C)TION
Alors que les employés et les ouvriers représentent plus de la moitié de la population active, seuls 5,5% des députés proviennent de leurs rangs (certains ont arrêté depuis longtemps). Les élus d’origine ouvrière ne représentent même que 0,5 % des députés, contre 30 % de la population active ! A l’inverse, les fonctionnaires, les professions libérales et les ingénieurs sont largement sur-représentés. Pour se faire élire, il est préférable d’appartenir aux réseaux du pouvoir, de savoir et d’oser s’exprimer en public, notamment. Des "compétences" qui vont souvent de pair avec un bon niveau de diplôme et un niveau de vie suffisant. En outre, il faut aussi pouvoir être candidat, c’est-à-dire y consacrer de très nombreuses heures au-delà de son temps de travail. Enfin, il faut prendre le risque d’un retour sur terre difficile en cas de non-réélection, dans une période de chômage de masse. Rien de tel pour éviter cela que d’être fonctionnaire mis en disponibilité ou de faire gérer en partie ses affaires par un associé (médecins, avocats, etc.). D’où le fait que l’Assemblée est, pour une bonne part constituée de professeurs et de professions libérales, ce qui influence les choix politiques effectués
Source : « l’observatoire des Inégalités »
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Origine sociale des députés selon la catégorie sociale |
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Nombre de députés |
Pourcentage |
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Agriculteurs |
16 |
2,8 |
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Ouvriers |
3 |
0,5 |
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Employés |
29 |
5 |
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Cadres, Ingénieurs |
116 |
20,1 |
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Divers |
75 |
13 |
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Enseignants |
73 |
12,65 |
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Chefs d’entreprise |
51 |
8,84 |
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Fonctionnaire |
88 |
15,25 |
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Journalistes |
8 |
1,4 |
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Professions libérales |
118 |
20,45 |
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Source données : Assemblée nationale, Députés élus en 2002 |
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Le prix Nobel de la Paix 2006 vient d’être attribué au Bangladais Muhammad Yunus surnommé "le banquier des pauvres", et à la Grameen Bank .
Muhammad Yunus, professeur d'économie âgé de 66 ans, n’est pas un banquier comme les autres. Et la Grameen Bank (banque rurale en bengali) qu’il a fondée au Bangladesh, son pays natal, n’a rien d’une institution financière traditionnelle. Les clients n’ont pas à donner de garanties et plus ils sont démunis, plus ils ont de chances de se voir accorder un prêt.
Muhammad Yunus est l’inventeur du microcrédit, un système génial qui privilégie les petits prêts remboursables plutôt que l’aide internationale à coups de centaines de milliers de dollars. Grâce au microcrédit, des millions de personnes ont obtenu la mise de fonds qui leur manquait pour se lancer en affaires et se sortir de la misère. En 1976, les premiers clients de M. Yunus ont reçu 62 cents pour fabriquer des objets qu’ils ont pu revendre à la fin de la journée. Aujourd’hui encore, la Grameen Bank prête rarement plus de 100$. Elle compte aujourd’hui près de 7 millions de clients au Bangladesh, dont 97% sont des femmes.
La formule a été adoptée dans plus d’une centaine de pays, il s’agit d’une véritable œuvre de paix. Car tant que la majorité de la population mondiale croupira dans la pauvreté, la paix demeurera un idéal inatteignable.
C'est sur un AGORAVOX, média écrit par les citoyens pour les citoyens que Christian Paul, chantre de la lutte contre le projet de loi DADVSI à l'Assemblée, a affiché son soutien à Ségolène Royal. Il affiche ce que devrait être sa politique culturelle pour Internet.
Il était avec Didier Mathus et Patrick Bloche l'un des trois députés socialistes qui se sont battus sur les bancs de l'Assemblée pour faire adopter la licence globale au soir du 21 décembre 2005. Christian Paul et ses complices ont croisé le fer avec le ministre Renaud Donnedieu de Vabres et une majorité UMP au vote dicté par Nicolas Sarkozy, notamment sur l'amendement Vivendi. Mais pendant plus de six mois de débat, les trois députés n'ont pas réussi à masquer la totale désunion qui régnait au parti socialiste, traditionnellement proche des lobbys culturels. Le sujet cependant n'est pas clos au PS. Même si le programme est particulièrement consensuel, les trois candidats en lice pour l'investiture socialiste sont ceux qui se sont le plus avancés sur le sujet d'une réforme osée du droit d'auteur sur Internet. A. Montebourg (qui s’est abstenu lors du vote !!) étant devenu le porte-parole de Ségolène Royal, Christian Paul se dessine naturellement en lieutenant de la candidate sur Internet, son domaine de prédilection. "Il faudra construire un équilibre entre les droits, ceux des artistes, ceux des producteurs et ceux du public. Ces choix, aucun lobby ne doit les dicter. Ce sera, le moment venu, au Parlement d'agir en France, avec l'appui de l'Europe que les événements actuels peuvent pousser à rallier cette cause", indique Christian PAUL après avoir analysé l'échec de l'industrie et du gouvernement.
La licence globale au programme de Ségolène Royal ?
"De grands enjeux de la politique culturelle du futur résident là : la constitution d'un domaine public numérique, la garantie de la neutralité de formats ouverts, l'accès aux catalogues musicaux sans expropriation ni confiscation, le refus du « traçage » des échanges sur le Net". Sans en démordre malgré l'acharnement anti-licence globale, Christian Paul rappelle que pour financer la culture par Internet, il ne faut pas hésiter à "prélever auprès des fournisseurs d'accès une part des ressources qu'ils tiennent de la culture, ou quelques euros par mois auprès des internautes, qui sont prêts à les débourser". "Ces solutions, abonnements, taxation ou licences, sont à portée de main pour la musique". Priée de respecter le programme socialiste, la candidate à l'investiture n'a pas officiellement fait d'un système de rémunération équitable sur Internet un champ de bataille pour la présidentielle. Elle l'a uniquement évoqué sur son blog, mais Christian Paul veut convaincre les internautes des bonnes intentions de Ségolène Royal. "C'est là un domaine que les deux candidats les plus en vue pour l'élection présidentielle ont déjà balisé", rappelle-t-il. "Nicolas Sarkozy, proche des groupes de médias et sur le mode clientéliste, Ségolène Royal, à l'écoute de la société et avec courage, en font un point de leurs identités politiques respectives. Ils ont, et c'est utile pour les Français, planté le décor d'un clivage net à propos de l'avenir de la culture. C'est bien un choix de société numérique que nous aurons à faire", conclut le député royaliste. Il reste cependant beaucoup de chemin à faire à Ségolène Royal pour convaincre les internautes. D'après un récent sondage, les internautes voteraient massivement pour François Bayrou (UDF) !!!
La citoyenneté s'exerce sous des formes multiples. Les organisations, politiques, syndicales, associatives, professionnelles, sont les plus connues parmi les groupements de citoyens. Elles représentent le panel des contre-pouvoirs propres à interpeller les mandataires du Peuple entre deux échéances électorales..
Que la droite rendent ces organisations exsangues n'étonnera personne. En revanche, une gauche consciente de ses responsabilités aura à cœur de permettre le développement de ces organisations. Elles auront ainsi la possibilité de participer à la résolution des problématiques sociales par l'entremise de leur quête d'expertise, chacune dans le domaine qui est le sien. Le citoyen n'a pas seul cette capacité d'expertise. Une agrégation de citoyens organisée par le hasard n'acquiert pas autre chose que les capacités de la foule. Lui accorder la vocation d'une organisation est un mensonge éhonté sur lequel les pires populismes se sont construits. La proposition de Ségolène Royal va dans ce sens. Elle fabrique des citoyens-spectateurs du politique. Elle est pire que le pire dans la bouche de qui entend se promouvoir comme la représentante du socialisme. Elle est un déni méprisant des forces vives et des contre-pouvoirs que notre Nation a su construire au fil de son histoire. Elle est la manifestation symptomatique des silences sur la nécessité d'un bouleversement radical de nos institutions actuelles.
Les militants de "Rénover, maintenant" qui suivent le chemin de cette illusion démocratique devraient y réfléchir avec plus de consistance que leurs cris de convertis et leur terrorisme de prosélytes, où ils ne trompent plus qu'eux-mêmes dans ces slogans de la manipulation populaire.
Michel Gros
RM06
Le Conseil d'administration de Rénover Maintenant, programmé pour le lundi 6 novembre, n'a pas eu lieu. Enfin, statutairement. Et pour cause, le quorum n'a pas été atteint. Il faut, pour que le CA puisse délibérer et décider, que soient présents, physiquement, la moitié de ses membres plus un.
Une partie des membres du CA a refusé de participer et l'ont expliqué au travers d'un courrier reproduit ici. Notons que, parmi les signataires, il n'y a pas que des partisans de la ligne défendue par Michaël Moglia, mais aussi des camarades qui refusent de se prêter à une "chasse aux sorcières".
Ce qui explique aussi que d'autres membres du CA, sans avoir pris de position ouverte par courrier ou autre, ont ostensiblement boudé la réunion convoquée dans l'urgence par la direction nationale de notre courant.
De fait, les tenants d'une ligne éradicatrice semblent passablement minoritaires, au sein du parlement de Rénover Maintenant. Et si certains sentaient qu'une surprise peut advenir au soir du 23 novembre ?
Nathanaël Uhl
REAGISSEZ EN DIRECT SUR CE BLOG CE SOIR A PARTIR DE 20 H 35 Lors du 3ème débat
Mardi 7 novembre, sur Public Sénat ou LCP
Laurent Fabius, Ségolène Royal et Dominique Strauss Kahn seront interrogés
sur les questions européennes et internationales.
Revoir les vidéos des deux premiers débats
17 octobre : Questions économiques et sociales
24 octobre : Questions de société, de démocratie et des institutions
7 novembre
« Le bureau national de « Rénover, maintenant », réuni en présence du conseil d’administration de « Rénover, maintenant », constate de façon unanime une intolérable dérive de certains camarades qui, en contradiction totale avec les choix du conseil d’administration du 6 octobre 2006 soutenant l’alliance de « Rénover, maintenant » avec la candidature de Ségolène Royal, ne sert qu’à diviser et à nuire à la réputation de notre courant et à la poursuite de la défense de nos idées. Il condamne le déni de démocratie et de camaraderie que constituent les abus d’instrumentalisation et de récupération constatés.
Il prie aimablement, conformément au principe de responsabilité politique que les rénovateurs défendent en toute circonstance, Michaël Moglia de bien vouloir remettre sa démission de secrétaire général.
Dans l’attente, le secrétaire général est provisoirement suspendu dans ses fonctions jusqu’au prochain conseil d’administration. L’usage du nom « Rénover, maintenant », du logo « Rénover, maintenant » ainsi que l’utilisation du fichier de l’association lui sont retirés. »
Résolution du bureau de "Rénover, maintenant"
le 6 novembre 2006
Cette résolution a fait l’objet d’un communiqué à la presse ce mardi 7 novembre 2006
Désolée de vous accueillir sur ce site fabriqué en urgence pour cause de censure ! Il sera amélioré petit à petit...
Ce site RS21, je l'espère vivra longtemps et encore mieux !
Alors faites de ce lieu d'expression libre votre blog à vous. Aidez-moi à sa reconstruction et nous ferons vivre ensemble la rénovation socialiste.
En effet, à la demande express d'Arnaud MONTEBOURG (le 07/11/06 à 16 h 45) , le blog de RM21 a été suspendu à partir de ce soir et ce, jusqu'au 25 novembre !!!!
L'usage du Logo et du nom de Rénover Maintenant lui ont été retiré officiellement. Le site de RM21 est donc fermé provisoirement et les commentaires y sont fermés...
MERCI A TOUS POUR VOTRE SOUTIEN,
BIEN A VOUS
AMITIES RENOVATRICES
Christine RM21
Des meetings fer à cheval, pattes de lapin ou trèfle à quatre feuilles.
Les trois candidats à l'investiture socialiste ont très soigneusement choisi le lieu de leur dernière réunion publique avant le vote des militants le 16 novembre.
Fidèle à son habitude, Dominique Strauss-Kahn privilégie la banlieue et sa région fétiche d'Ile-de-France en clôturant le 12 à Cergy-Pontoise
Le 14, Ségolène Royal conclura à Nantes dans la ville de Jean-Marc Ayrault, souvent présenté comme son possible premier ministre si elle devait être élue. Mais le symbole se veut encore plus fort puisque c'est à Nantes que François Mitterrand acheva sa campagne avant d'être élu en 1981 (Genre passage sous une échelle, elle ne ferait pas mieux !).
Le 15, enfin, Laurent Fabius fidèle à la Seine Maritime ou plutôt espérant qu’au moins la Seine Maritime lui sera fidèle !! il réunira les siens au Petit-Quevilly, son fief électoral depuis 1978.
Il est temps de bâtir la Rénova©tion Socialiste et les conseils de CFO me paraissent pertinents. C'est pourquoi je relaie ici son expression en vous demandant à tous (comme il le suggère) de poser chacun ici par écrit (s'il le souhaite !) les 5 à 10 points qui lui paraissent constitutifs de son engagement dans une action collective pour les années à venir.
Merci par avance pour ce remue-méninges qui nous permettrait d'éviter les écueils rencontrés par le passé !!
"J’admire tous ceux qui sont ici déjà fin prêts à relever le défi d’une renaissance de l’esprit qui avait en son temps animé les créateurs du NPS, puis de RM. Merci Christine d’avoir rebondi aussi vite pour maintenir un espace de débat qui est sans doute presque aussi indispensable que l’air que nous respirons pour une grande part d’entre nous. Mais il est vrai, que comme je le sens pour toi dans les réserves que tu formules, je serais moi aussi quelque peu méfiant quant aux axes constitutifs d’une organisation telle que celle qui semble portée ce soir par l’enthousiasme de l’indépendance retrouvée. Et si j’avais ce soir quelques modestes suggestions à formuler, celles-ci seraient sans doute organisées autour des points suivants :
1- Avant tout, définition des objectifs. Les diagnostics qui ont été posés dans le passé à de multiples reprises sont nécessaires, mais à l’évidence insuffisants pour fédérer à eux seuls sur le long terme. Que chacun pose ici par écrit les 5 à 10 points qui lui paraissent constitutifs de son engagement dans une action collective pour les années à venir. On verra alors si la synthèse est évidente, ou s’il ne s’agit à nouveau que d’une impasse annoncée.
2- Organisation nationale pour éviter à tout prix la multiplication des échelons d’élus.
Sans minimiser les difficultés matérielles auxquelles certains d’entre nous peuvent être confrontés pour y accéder, les ressources du Net me semblent être néanmoins aujourd’hui telles qu’il n’est plus nécessaire de prendre le risque d’attirer dans cette dynamique ceux qui ne viseraient qu’a se servir d’une vague légitimité locale comme tremplin à leurs ambitions personnelles. Si les NTIC sont désormais mûres pour permettre un fonctionnement démocratique plus direct, ce serait une faute que de ne pas s’en saisir. En profiter pour réaffirmer dans les faits le principe 1 adhérent = 1 voix
3- Acter que face à n’importe quelle échéance électorale, le candidat c’est vraiment le projet.
En d’autres termes inscrire dans les fondamentaux que l’organisation à venir n’a pas pour but de devenir un jour une quelconque écurie électorale, et que toute décision qui serait prise en ce sens serait nulle et non avenue au regard de ses statuts. A contrario, considérer que le soutien de chaque adhérent à une candidature quelle qu’elle soit est du ressort de l’engagement personnel, et qu’il n’y a donc aucune restriction à l’expression de cet engagement dès lors qu’il est exprimé à ce seul titre personnel.
4- Poser par principe que le bureau constitutif s’engage à remettre son mandat en jeu aussitôt après que les structures de l’organisation auront été mises en place, avec une butée dans le temps qui ne pourra excéder 6 mois, afin d’éviter que en puisse se faire jour un quelconque soupçon de confiscation du pouvoir par cooptation originelle. Puis que chaque nouveau bureau remettra son mandat en jeu tous les 12 mois pour éviter la cristallisation des positions de pouvoir. A suivre, donc…"
CFO
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